"Gervais j'en veux" (Au revoir Président)

C'était inévitable. Gervais Martel a été contraint à la démission, le RC Lens doit se réorienter et le dernier communiqué du club est clair: c'est une page qui se tourne. Qui se tourne vers un épilogue ou pas? Là est la question. La Voix des Sports reprend:

"les conditions fixées en juin 2011 pour que Gervais Martel rachète les parts du RC Lens et redevienne majoritaire avant le 30 juin n'étant pas réunies, il a démissionné de ses fonctions de Président du Club de Lens, ce dont la banque a pris acte." Avouons quand même qu'il a été bien poussé. Le club est donc à vendre. Néanmoins Gervais Martel conserve une option d'achat prioritaire en cas de proposition équivalente à un tiers : ". La banque tient à préciser que Gervais Martel gardera une option prioritaire d'acquisition du RC Lens à conditions égales, en cas d'offre émise par un tiers. » On parlait à une époque d'un repreneur Qatari ou Russe. Le club est réputé, alors, pourquoi pas? Néanmoins je ne suis pas sur que Gervais Martel aie une vision assez moderne du football, et n'aie jamais eu l'ambition nécessaire au club pour l'imposer dans les sommets.

En attendant, c'est Luc Dayan qui a été nommé président : "Luc Dayan est un expert reconnu du monde du football professionnel et en particulier des clubs en situation difficile. Il a été nommé Président de la SASP RCL." Oui, je me rappelle du gaillard qui a coulé le RC Strasbourg, le Losc ou le FC Nantes. Il est blindé d'expérience rassurante.

"Luc Dayan a été chargé de redéfinir un cercle vertueux pour le Club, conciliant performance sportive et contraintes économiques nécessaires pour que le RC Lens retrouve les meilleurs standards du Football, en redonnant aux spectateurs, aux supporters et aux partenaires le plaisir de soutenir leur équipe. (harmonisation de la politique salariale joueurs, effectif de 24 joueurs sous contrat, poursuite de l'intégration en équipe première des joueurs issus de la formation …) (...) La remontée, à terme, en Ligue 1 doit être la conséquence du rééquilibrage du Club (...) »

Bon. D'abord:

  1. Si je crois en la performance sportive, elle ne se fera pas sans investissement intelligent. Or, Luc Dayan a mis en difficulté tous les clubs où il est passé.

  2. Le jeu du RC Lens dépendra de son entraineur. Les jeunes sont champions dans bien des compétitions. Il faut évidemment s'en inspirer.

  3. La ligne de conduite du club doit être la remontée rapide. "A terme", ça ne veut rien dire. On a pas de date.

  4. L'intégration des jeunes de la Gaillette est notre fierté. De grand noms sont passés par le RC Lens, de Lama à Keita. Y'a moyen.

  5. Ne réengageons pas Guy Roux ! C'est son arrivée en tant qu'entraineur qui a foutu le bordel. Il a créé des chimères, détruit l'ambiance, et planté le club qui ne s'en est jamais relevé.

Et pour finir, d'aborder la question de la rénovation de Bollaert pour l'Euro 2016... Un stade sans club, quelque part. Et un club sans âme. Sans ambition, je ne donne pas cher de ses supporters. Ni de son avenir.

C'était beau... (Italie Allemagne) #euro2012

Je n'aime pas du tout Mario Balotelli, qui représente beaucoup de ce que je déteste dans le foot. Comme disait le philosophe Eric Di Méco (que j'adore) : "le problème de Balotelli, c'est le cerveau... Même quand il pense à le prendre".
Pourtant, que c'était beau l'Allemagne - Italie de hier soir.

Tout était beau. Les hymnes, le match. Les buts. 

Et cette scène merveilleuse. La frappe magique de Balotelli qui explose la lucarne de Neuer. Et cette image qui restera gravée dans les livres d'histoire. Balotelli qui enlève son maillot (merde pour le carton jaune), et qui devient cette icone, cette statue, ce dieu du sport, cet Hercule appolonesque noir.

J'avais bébé dans mes bras à ce moment là. Mon meilleur ami à coté de moi sur le canapé. Il faisait chaud, étouffant. Et pourtant j'avais ce frisson du moment dont on sait que l'on se souviendra dans encore longtemps. J'avais ce frisson que l'on a devant quelque chose de beau, de très beau.

Hier soir, tout était beau. Balotelli aussi.

Une/Deux


L'Euro 2012 de football arrive à sa fin. Nous atteignons les demi-finales et vous aurez remarqué que les blogueurs d'Une/Deux auront été aussi présents en ces lignes que l'équipe de France active sur un terrain.
Pourtant nous assistons à un bel Euro. Les favoris sont présents, la plupart des rencontres nous émerveillent de gestes techniques de grande classe, on ne s'ennuie pas. Ni sur le terrain, ni en dehors.

Les frasques de notre équipe nationale entretiennent pourtant un certain malaise. Nous n'en causons pas en ce blog, laissant la part belle au sport et pourtant... il y aurait de quoi dire, au point de s'en lasser.

Se lasser. Une/Deux, c'est la réunion des blogueurs politiques pour parler sport. De tous horizons, le Chafouin, Falconhill, Manuel, Rubin, Seb, Marc, Vogelsong et moi-même nous sommes relayés pour aborder l'actualité sportive et en débattre ici. Et depuis peu, plus rien. Une/Deux se meurt. Seuls, Falconhill et moi tentons de le faire survivre, ne comprenant pas vraiment où ça nous mène. De mon côté, l'envie est là.

Mais je ne suis pas modérateur du blog. N'ayant pas de droits d'administrer, je me contente de publier alors qu'il faudrait peut-être redonner un coup de fouet et faire un appel d'offres à d'autres internautes, qui souhaiteraient participer?

Au lendemain de l'Euro, arrivera le boum des transferts. De quoi pavoiser. Puis, une saison complète où les choses vont bouger. Des joies et des peines et surtout de belles critiques. Alors, les gars, on le réouvre, notre bistro foot?

Le RC Lens, une entreprise en crise

Le dossier du jour: Gervais Martel devra t-il démissionner? Ceux qui suivent un peu savent que le RC Lens est endetté, et présente aujourd'hui son plan de redressement à la DNCG. L'idée, pour faire bref, est de présenter un investisseur capable de maintenir les objectifs du club sans devoir licencier des salariés. L'entreprise a du mal, les entrées de fonds sont moins importantes qu'en Ligue 1 et les annonceurs plus discrets. De fait, si Gervais Martel ne parvient pas à présenter un projet convenable, financé, et mené par ses ambitions de remonter en Ligue 1... c'est le Crédit Agricole qui prendra la main. Et là, cata: licenciements en cascades, révision des objectifs du club à la baisse – il viserai le maintien -, réduction de l'effectif trop onéreux, et mise au rebut de Martel. Fin du RC Lens, quoi.

Le souci, si vous voulez, au delà des problèmes financiers, c'est que jamais les ambitions de Gervais Martel n'ont été à la hauteur des capacités du club, qui avait les moyens d'être plus haut que jamais, porté par ses valeurs à l'époque non cariées. Désormais il n'est que l'ombre de lui-même et la décision de la DNCG, si elle rebute à la fois Martel et le Crédit Agricole, pourrait être de renvoyer le Racing en National, catastrophe à éviter pour les milliers de supporters encore présents à suivre le club en Ligue 2.

Les temps changent. Dommage.

La fin des tirs au but

Imaginez.

Finale de Coupe du monde de football. Au terme des 90 minutes, nous entrons en période de prolongations. Deux mi-temps d'un quart d'heure chacune. Puis, malgré les forces des joueurs, le score reste nul et l'arbitre siffle la fin du match. Mais pas de tirs au but. La règle a changé, n'existe plus. Le match doit continuer; jusqu'à épuisement d'une équipe. Peut-être par une nouvelle prolongation. Le Tie Break adapté au football. Sept heures de jeu plus tard...

Tout ceci n'est que fiction mais pourtant, cet article lève le débat.

Les évolutions de règles sont constantes dans le jeu, la plus notable des dernières années étant l'interdiction pour un gardien de prendre à la main une passe d'un coéquipier. L'expérience d'un golden goal avait été menée, pourtant, en coupe du monde 98 mais avait été peu concluante et se cantonnait aux prolongations officielles.

Alors quid de cette nouvelle idée? Nous, fans de foot, allons surveiller ça de près...


Dernière soirée de Ligue 1: Montpellier Champion !

Ce fut d'abord la soirée d'un homme: Eden Hazard. Le lillois belge qui s'envolera surement pour l'Angleterre (City ou United) la saison prochaine conclut sa saison de la meilleure façon qui soit, en inscrivant un triplé face à Nancy (4-1) et en finissant avec d'énormes statistiques, 20 buts et 15 passes décisives. Il aura été la révélation des dernières saisons, constant et indispensable au LOSC qui devra renforcer son équipe pour jouer encore les premiers rôles l'année prochaine en Ligue 1.

Ce fut ensuite la soirée d'une ville: Paris, en renversant le score à Lorient et en l'emportant sur le fil 2-1, plaçait tous ses espoirs en une victoire d'Auxerre face au leader montpelliérain. La déception fut grande au coup de sifflet final de ce championnat, et certains supporters ragaillardis par l'arrivée de grands noms et de sommes d'argent colossales, connaitront une pointe d'amertume au vu du classement définitif. Alors que Kombouaré doit avoir la banane, lui qui avait amené un PSG en tête de la compétition à l'automne. Quelquepart, c'est bien fait. Son licenciement reste injuste.

Ce fut enfin la soirée d'un pays de football: Montpellier, après un match tendu entravé d'un long arrêt de jeu, remporte la rencontre 2 buts à 1, alors qu'ils étaient menés à la marque. John Utaka libère les siens et offre un titre attendu à une équipe merveilleuse qui a su montrer que le foot, ça se joue sur le terrain et pas avec des billets de banque. Personne ne contestera le résultat. Bravo Montpellier.


En revanche, c'est une soirée à oublier pour Auxerre. Pas pour l'équipe ou l'entraineur, non. Surement un peu à cause du Président. Mais aussi et surtout à cause des supporters – pseudo supporters – qui ont envenimé la rencontre, et montrant à quel point ils pouvaient être débiles. On ne les regrettera pas, ceux-là.

Auxerre, ou l'incompétence sanctionnée

J'avais écrit en Janvier un billet : "Auxerre est un grand club. Pas son Président". Je mettais en avant l'incompétence incroyable de cet homme, Gérard Bourgoin, qui avait fait main basse sur la présidence d'Auxerre en mettant dehors le président Dujon. Président qui avait assaini les finances du club Auxerrois, et qui avait laissé son club en Ligue des Champions.

Gérard Bourgoin aura amené le club en Ligue 2, après une politique sportive aberrante. Il voulait reprendre son jouet ? Il l'a cassé... 
Pour ceux, dont je suis, qui aiment l'AJ Auxerre, la colère est là.

Que Gérard Bourgoin, qui avait déjà montré son incompétence à la tête de la Ligue (mis dehors pour mettre l'incroyable Thiriez à sa place, c'est pas brillant), ait un peu d'honneur. Et qu'il laisse le club à des gens compétent et respectable.

Si Alain Dujon veut bien revenir présider l'AJ Auxerre, nous reverrons vite le club bourguignon en Ligue 1. Si c'est Bourgoin qui continue, un destin à la Strasbourg n'est pas à exclure. Ca serait triste...

(PS amusant : quand on cherche "Bourgoin" sur Google Image, on tombe sur des divines images de Louise Bourgoin... C'est vrai qu'elle est extraordinairement belle...)