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En attendant le démenti... (parce que jamais deux sans trois)


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Pato c'est pas simple...

Alors à 15 heures, on a ça...
Et à 17 heures...


Paris, c'est peut être magique, mais c'est pas simple... Pato non plus...

Le PSG est vraiment magique (et triste...)

Paris aura été, quoiqu'on en pense, un très beau champion d'automne. Même si la coiffure de Menez est ridicule, même si l'attitude capricieuse de Pastore est insupportable, cette équipe est belle. Quand elle joue, c'est beau.

Par contre, ce que devient ce club est inquiétant. Les racines est toujours une chose important. Évidemment, quand certaines racines deviennent du chiendent, il faut tondre : c'est l'excellent travail qu'avait fait le Président Leproux en virant des pseudo-supporters, qui étaient des délinquants, des tribunes du Parc des Princes.

Par contre, force est de constater que l'arrivé du Qatar, et surtout de Léonardo, n'a pas donné que des choses positives... Une crise qui a été créée de toute pièce par le directeur sportif lors de la période automnale, qui a notamment contribué à la pitoyable élimination de PSG en Coupe d'Europe. Puis la déclaration stupéfiante sur le Parc des Princes : berceau historique du PSG qui n'est pas assez bien pour Léonardo.

Et donc aujourd'hui, lendemain d'un titre honorifique de champion d'automne : Léonardo aurait démis Antoine Kombouaré de ses fonctions.

Un club devient un grand club aussi quand il est accompagné d'un élan et d'un soutien populaire. En ce comportant de la sorte, avec des petites starlettes capricieuses et coiffées comme des dessous de bras, avec un directeur sportif bling bling et méprisant le club et son histoire, le PSG aura du mal à devenir populaire.
C'est dommage...

Paris est magique...

Capitale

Dans la pénombre d'une rue de Boulogne-Billancourt, je marche d'un pas précipité. J'ai le casque vissé aux oreilles et j'écoute les philosophes du ballon rond s'égosiller sur le match que je viens de quitter. PSG | Lyon, un classique - mais pas le classico - dans le bouillant Parc des Princes. Le bus arrive, bondé. Ce n'est que du foot mais le peuple parisien a le sourire. Son équipe vient de battre l'OL de Jean-Michel Aulas. Cet OL, si fier et puissant depuis une décennie. Cette victoire s'ajoute a la petite gifle infligée (0 - 3), une semaine auparavant, au leader Montpellier. Deux matchs, 6 points sur 6. Paris seul leader de L1 avec 3 points d'avance. Chaque journée apporte son lot de "record". Record des matchs sans défaites, record de séries de victoires...

Le Qatar et Leonardo sont bénis des Dieux. Même Gomis, l'actuel tueur des surfaces, a manqué l'immanquable a quelques (centi)mètres du but gardé par Salvatore Sirigu. Il plane sur le Parc ce petit rien qui fait tout. Oh le Paris Saint-Germain n'est pas un bateau insubmersible. Il tangue, souvent. Au milieu et derrière, ce n'est pas la garantie tout risques mais le 4 de devant possèdent l'étincelle. Cela ne gagnera pas tout le temps, sans nul doute. Les rigueurs de l'hiver et ses terrains bosselés, les blessures aléatoires ou les méformes auront probablement les moyens d'affaiblir cette équipe. Mais aujourd'hui elle est devant.

Tout était pourtant en place pour se vautrer et provoquer la risée d'une France du football qui n'attendait que cela. La pression énorme de la presse sur Kombouaré- en début d'exercice, la valse des noms pour le remplacer. Puis la guerre des égos montée en épingle, images à l’appui. Puis la pression sur le gamin argentin qui pèse en millions quasiment deux fois son âge. Rien n'y fait. Ça tourne. Que le destin nous en préserve.

Ici où là, il y aura toujours des frustrés. Quelque part dans le Sud de la France, cette nouvelle réussite gêne. L'on tourne en complot politico-sportif la prise en main du PSG par des fonds étrangers. L'on raille la perte d'identité en omettant de préciser, au passage, que l'OM n'est plus que le joujou d'une princesse milliardaire Russe. Ils n'en sont pas tous a ce point, heureusement. Les intervenants de ce blog, par exemple, sont bien plus malins.

Plus au Nord, les frustrés brandissent le boycott comme leitmotiv. Eux, que l'on appelle injustement "les historiques" sont en réalité bien trop jeunes pour se revendiquer comme tels. Eux, qui ne respectent que l'identité de leurs tribunes et ne respectent que leurs alter-égaux. Eux, qui ont quitté le stade et qui chouinent leurs libertés perdues. Ils brandissent des discours préconçus, insultent quiconque ne tire pas dans le même sens qu'eux. Paris c'est nous, disent-ils. Foutaise. Paris est Paris, était Paris avant ta naissance et demeurera Paris a ta mort.

Brève parenthèse ou profonde révolution, seul l'avenir nous dira de quel tonneau est ce nouveau PSG. En attendant, le football est de retour Porte de Saint-Cloud. Qu'importe si il y a désormais une mascotte qui s'agite sur le rectangle vert avant le coup d'envoi. Qu'importe si les tribunes sont garnies d'un public attiré par les paillettes du PSG qatarie et qui disparaitront aux premières soirées hivernales. Je suis là, impatient d'en découdre avec le co-leader Lyonnais. Je scrute la compo', décrypte l'entraînement. Un long coup de sifflet fend le silence de cette nuit d'Octobre. Coup d'envoi. Du jeu, des passes, du plaisir, en somme. A quoi sert le football a part donner du plaisir ? Pastore. Jallet. Auteuil répond à Boulogne sur le Paris est magique. Cela fait si longtemps...

Mon voisin d'un soir, supporter lyonnais, se tourne vers moi au coup de sifflet final. Nous nous serrons la main. Il me regarde et me dit dans un sourire crispé : "vous avez changé bien changé..."

S'il existe quelque part un Dieu du football... faites que cette période ne finisse jamais.

Déstabilisation ou information ?

Je rigolais, hier, de lire les pleurnicheries de certains supporters parisien, style : "oui, l'Equipe cherche a déstabiliser le PSG : on est mal aimé...".
Une jolie paranoïa, qui rappellerai presque les plus beaux communiqués de presse de Lyon et Aulas l'an passé.

Ce matin, l'Equipe titre encore sur les serpents qui sifflent au dessus de la tête d'Aulas...


Information ? Pour moi oui. Le supporter de base pourra penser autre chose...

Sinon tiens : je suis supporter de l'OM. Et vois avec horreur que l'Equipe cherche a déstabiliser mon club, comme l'an passé quand il parlait des guerres Deschamps - Anigo - Dassier... En parlant cette fois de Valbuena...


Et je vous le supporter de Sochaux hurler devant la mise en avant de l'affaire Maiga, criant un "de toutes manières Sochaux gêne alors on veut nous abattre" du plus bel effet...

Le football rend parfois parano ses acteurs : les supporters en font partis...


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Pastore à Paris, le transfert record

Le Paris Saint Germain... quand on citait ce nom, seuls vibraient ses supporters. Mais depuis quelques temps, c'est toute la France du football qui lorgne admiratif vers le club de la Capitale. L'annonce de ses dernières recrues, l'équivalent de la moitié de l'équipe type, en partant de Gameiro jusqu'à la récente annonce de l'arrivée du Turinois Sissokho, fait penser que les Quataris à la tête du club ont sorti le Chekier. De quoi s'inquièter quand on est soi-même footballeur dans ce club, les places vont être chères.
Aujourd'hui, c'est une star qui va signer au PSG: Javier Pastore, le meneur argentin de Palerme. L'international casse la baraque, puisque son transfert va avoisiner 45 Millions d'euros. Un record en France. En espérant que son jeu apportera au club, et qu'il ne fera pas qu'un effet d'annonce, et un gros pschhht footballistique. Rappelons que Chelsea aussi convoitait l'argentin.
On attend donc en Ligue 1 cette année un PSG Dream Team, une énorme équipe sur le papier, qu'on imagine comme la grosse écurie favorite cette année. Un peu ce qu'on imaginait de Manchester City, dans les mêmes conditions il y a quelques années (un peu pour rien jusqu'ici).
Voilà donc Pastore.
On voit qu'il y a du fric, désormais, à Paris. Avec de nombreuses recrues, on va voir si la sauce prend.

Stéphane Sessegon est "une victime"... (on ne rie pas)

Stéphane Sessegnon est arrivé au PSG il y a 2 ans et demi. Après une première bonne saison, déjà, il voulait quitter le club... Ses dirigeants lui ont rappelé qu'il avait un contrat, que cela se respectait. Il a commencé à grogner, et est resté au club pour faire une saison que l'on qualifiera de très moyenne...

Cette année, les entrées de Stéphane Sessegnon ont été médiocres. Et est arrivée cette "altercation" avec l'entraineur. D'après les dires du joueurs, qui veut quitter le club depuis plus d'un an, l'entraineur l'a insulté. Et comme on dit communément et caricaturalement, lui a "manqué de respect".
Stéphane Sessegnon ne s'est pas présenté à son travail, lors de la reprise de l'entrainement. Il hurle qu'il veut quitter le club. Et aujourd'hui il emploie donc le terme choc : "je suis une victime".

Ne soyons pas poujadiste et ne rappelons pas le salaire de Stéphane Sessegnon. Soupirons juste en pensant à Frédéric Piquionne, qui lui aussi voulait quitter le club qui l'avait révélé (Saint Etienne), et s'était comparé à un esclave. Soupirons en pensant à un Ben Arfa qui, cet été, semblait avoir été sur la lune en Juin, et ne pas s'être souvenu des désastres dans l'opinion de ce bus de grévistes à deux balles.

Et rêvons un jour d'un Président de Club ferme, sans problème financier, qui sanctionnerait ce type de joueur en l'envoyant en CFA jusqu'à la fin de son contrat...

Le risque zéro de Frédéric Thiriez


Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel (LFP) :

Moi, je n’ai qu’une seule politique, le risque zéro. Comme il n’y a aucune force mobile disponible le 7 novembre pour assurer la sécurité des éventuels supporteurs marseillais, la seule solution, c’est l’absence de supporteurs visiteurs. Il faut que les gens le comprennent. On ne peut plus tolérer le moindre risque de trouble à l’ordre public. Sur ce point, j’ai l’appui des pouvoirs publics. Et donc ma ligne ne changera pas.

Une première remarque : la première politique d'un président de ligue sportive, c'est d'abord de se conformer aux décisions de justice. Donc si la justice administrative décide in fine, comme l'ordonnance du Tribunal administratif de Marseille le laisse présager, d'autoriser les supporteurs marseillais à assister au match PSG-OM du 7 novembre, Monsieur Thiriez sera bien obligé de revoir sa "seule politique".

Deuxième remarque : l'argument de l'absence d'effectifs de police suffisants en raison des manifestations ne tient pas, dans le cadre d'une politique de risque zéro : la présence de la police créé un risque d'affrontement entre hooligans et forces de l'ordre ! Non, ce qu'il faudrait, c'est carrément interdire aux supporteurs de suivre leur équipe lors des matches à l'extérieur. On n'est jamais trop prudent.

Ben oui : comme Frédéric Thiriez cherche à protéger les supporteurs marseillais des Parisiens et d'eux-mêmes, il devrait protéger les Stéphanois en déplacement à Lyon, les Bordelais à Toulouse, etc., non ?

Remarquez, au Parc des Princes (et ailleurs), on se met aussi sur la figure entre supporteurs du même club ! Dès lors, le risque zéro impose, c'est bien évident, d'interdire les supporteurs dans les stades de football. Mais attendez une seconde... Et si ces hooligans venaient à acheter des places en tribune pour terroriser les spectateurs ? Allez, hop ! Risque zéro : tous les matches à huis-clos.

À bien y réfléchir, la retransmission télévisée des matches a beau rapporter un joli pactole à la Ligue, elle créé indiscutablement un risque d'empoignades dans les bars et restaurants qui diffusent les matches : si un groupe de Parisiens en vacances se pique de regarder OM-PSG dans un bistrot de Sainte-Marguerite ou de la Plaine, ça risque de mal finir !

Bref, puisque le risque zéro est la seule politique du président de la LFP, je me demande pourquoi il s'enquiquine à organiser un championnat de France avec des matches de football, des spectateurs pour encourager leurs équipes et des contrats bien juteux à la clé.

Bigre, je me demande même pourquoi Frédéric Thiriez prend le risque de sortir de chez lui le matin. Il devrait présider la LFP à distance depuis son lit ! Ou mieux : démissionner. Là, il aura vraiment le risque zéro. Et nous aussi, du coup.

Apprenons le marketing avec Nike et le PSG

C'est la crise. Et ce n'est pas parceque l'on est une multinationale américaine que la crise ne nous touche pas. Alors chez Nike, ils ont la parade. C'est bien connu, "c'est dans les vieux pots que l'on fait les meilleures confitures" alors lorsqu'il faut pondre un nouveau maillot pour un club professionnel, on fouille dans les archives, on chope une photo au pif et on bosse dessus. Ça coûte moins cher et c'est moins fatiguant que de se creuser la cervelle.

Le jeune stagiaire qui vient d'intégrer Nike arrive ainsi en réunion. En ouvrant la porte, il dérange les quelques cervelets actifs qui réfléchissaient à la tête du nouveau maillot "away" du PSG.

- "j'ai une super idée les gars" s'esclaffent le designer en chef "On va prendre le maillot home d'il y a deux ans et on va l'appeler "away".
- "ah ouais Jack, pas mal, mais tu crois pas que ca va se voir ?" ose le stagiaire quelque peu rougeaud.
- "Dame it, tu as raison, ca ne passera jamais"

Blanc dans la salle. Le plan tombe à l'eau. 12h, tout le monde range les stylos pour aller bouffer un burger découlinant au Mcdo du coin. En rangeant ses affaires, Jack effleure sans le voir la photographie du maillot d'un coup de stylo, la range précipitemment et, sacoche sous le bras, s'engouffre dans le couloir menant à l'ascenseur.

14h. Mcdo avalé, Jack s'écroule sur sa chaise de bureau, ouvre sa pochette et tombe sur la photo violentée deux heures auparavant. "I got it !" souffle Jack dans un cri victorieux. S'il avait été Belge avec une mèche blonde, il est fort à parier qu'il cria "Eureka", mais étant américain...

Et c'est comme ca que les supporters du PSG se réveillent aujourd'hui avec ce maillot copié/collé du home 2009. Ce maillot est une honte, ce maillot est une daube, c'est le degré zéro de la création et ce l'année des 40 ans du PSG.

Alors certains rétorqueront, et ils auront raison, que LE grand coup de l'année devrait être le maillot "home" du Paris SG façon 1970. Mais tout de même... Il faut oser présenter cette m****, la vendre 70€ et demander aux supporters de l'acheter !

Dans cette histoire, nous ne nous arréterons même pas sur l'annonce du club et de l'équipementier. Balancé le jour même en boutique, relayé par un piètre message Facebook, pas de buzz, pas de communication multi-canaux, pas de participation, pas de fête, de joie, rien, zéro, nul.

"Ecris le futur" nous dit Nike à l'occasion de la World Cup. Si j'étais au marketing du Paris Saint-Germain, cela ferait un moment que j'aurai écrit mon futur sans Nike.

Je suis SDF

Depuis ce matin, le PSG m'a officiellement chassé du Parc des Princes. Cette année, je ne crois pas avoir fait grand mal aux finances et aux dispositifs de sécurité déployés conjointement par le PSG et la ville de Paris. Tout juste ai-je usé mes jeans sur les strapontins bleus de la tribune G pendant cette saison où dirigeants et joueurs ont rivalisé d'imagination et de nullité pour nous chasser du Parc des Princes.

Autueil et Boulogne demeurent donc. Les abonnements trinquent ou plutôt, les abonnés, trinquent. Le film retraçant les 40 ans du Paris Saint-Germain fixait pourtant bien les choses en conclusion. "800 fauteurs de troubles environ selon la Police", 30.000, 40.000 autres. Les 800 ont gagné, faute de courage politique d'une part, de moyen et de prises de responsabilités d'autre part. Les 30.000 autres dont 10.000 vrais fans ne savent pas ce matin où il s'assiéront l'année prochaine au Parc des Princes. Il flotte comme une ambiance bizarre et triste à la fois, comme une impression de m'être fait chasser de chez moi. Je regarde ce nouveau Parc, triste. Je n'entre plus dans la cible que veut attirer le PSG, je ne suis pas un enfant, une femme et je n'ai pas de famille. Je ne suis pas un footix. Je n'achète pas ma place que pour Lyon, Marseille ou Bordeaux. Je, nous, osons nous taper Le Mans, Boulogne, Grenoble les Samedi ou Dimanche soir d'hivers. "Allez Paris, Où tu es nous sommes là" dit un de nos chants. L'Amour du maillot avant l'amour de l'affiche.

Les dirigeants passent et les supporters demeurent avaient-ont l'habitude de dire. R. Leproux restera à jamais le président qui a tué, aussi, le public Parisien. R. Leproux passera, comme les autres avant lui. Il passera telle une comète dans le ciel étoilé de l'Histoire du PSG. Les supporters demeureront, je l'espère. Il n'empêche que c'est un sacré coup porté au club.

R. Leproux n'a rien compris. L'unique chose qui demeurait au Parc c'était l'ambiance, les chants, les encouragements, la clameur grondante d'un peuple dans cette coquille dorée qu'est le Parc.

A cela, les dirigeants répondent :
« Si on ne fait rien, ce n’est pas l’ambiance de Paris mais le club qui va disparaître. »

Vous n'avez donc rien compris, le club, sportivement est mort depuis un bail. Faute d'argent, faute de talents, faute d'homme fort. Ne demeurait que le Parc et son public. Le Parc va bientôt passer sous la coupe de Colony Capital, et le public vient de voler en éclat au profit de la gratuité pour les femmes et de billets à 6€ pour les enfants.

Même pas sûr que cela calme tout le monde.
Je pleure mon Parc des Princes.

105 minutes puis la lumière

Nous sommes Samedi soir, il est aux alentours de 23h30 quelque part du côté de la Plaine Saint-Denis. Le Paris Saint-Germain vient de battre Monaco au terme d'un match haché, pas emballant pour un sous, mais tout de même prenant pour qui voue une passion a l'un des deux clubs.

Le PSG, cette année encore, s'en sort bien. Une saison gâchée, sauvée des eaux par le trophée le plus important en France après le championnat.

En virage, pas de journalistes, pas d'autorités. Des supporters de toutes tribunes mélangés aux stadiers (du Parc) dans un bordel sans nom. Plus de places, plus d'escaliers, on dirait que le Parc entier est condensé sur un seul et unique virage. Il n'en est rien. Partout ou mon regard porte, des supporters parisiens, environ 70.000 des 74.000 spectateurs présents. Le Stade est à nous.

Au cours du match, des périodes blanches. Conformément aux coutumes qui sont les leurs, les meneurs d'Auteuil et de Boulogne en profitent pour se conspuer. Côté Auteuil, un feu d'artifice et plusieurs pétards claqueront l'ambiance, un temps appaisée, du virage. Une détonation puis, la fumée qui situe "l'infraction" et en désigne ses auteurs. 4 ou 5 détonations, toujours les même.

Les prolongations débutent, les quarts d'heures deviennent des siècles, les minutes des années, les secondes des heures. Les centres n'arrivent pas, les frappes sont stoppées, les tacles sont rudes. La peur se fait oppressante. Jusqu'à la libération. Makélélé décale astucieusement Jallet sur son côté. L'ancien Lorientais, le bon coup du recrutement de Paris, s'en va fusiller un Ruffier jusque là dominateur (et en réussite). Il ne peut que repousser, Hoarau conclut.

La libération. Le ventre noué cède sa place aux gorges déployées. Les rangs n'existent plus les timidités s'envolent, la folie entre avec fracas dans le virage. Impossible de tenir la ligne, les rangs du dessus sautent sur nos épaules, nous ne pouvons qu'en faire de même. Mon voisin et sa copine s'embrassent avant de sauter dans mes bras. Je ne les connais pas. Peu importe, nous célebrons la même chose : 105 minutes puis la lumière, enfin.

Le match est terminé. Stupeur, certains mecs d'Auteuil s'en vont. Eux, les pétards, les chants hostiles et les insultes a Rama Yade et Horetefeux. Je ne comprends pas. Il n'assiteront pas au seul moment d'alégresse de la saison du PSG. Ils quittent le virage. Ils sont venus, ont chanté leurs hostilités aux autorités, leurs haines envers Boulogne et ont fait éclaté des pétards, puis ils s'en vont. Ils ont passé le reste de la rencontre assis derrière la banderole déployée par Auteuil sans regarder le match une seconde. Pourquoi ici ? Pourquoi perdre son temps au stade ?

Je passe rapidement à autre chose. Moi, abonné 2009/2010, je vais savourer. Paris est magique, Ici c'est Paris. La ville lumière rayonne l'espace d'une soirée. Le virage Monegasque se vide. Je m'assois, je respire. Paris soulève la coupe.

Ce soir il y aura eu une coupe, 70.000 mecs, debouts, ventres noués jusqu'à la libération. Puis il y aura eu 20 mecs assis, sauf pour insulter à tous vents et faire péter ce qu'ils aivaient en poches. Si les autorités ont réellement envie de faire le ménage au PSG et ailleurs, ils n'ont qu'à venir avec nous en virage. Cela leurs donnera peut-être de bien meilleures idées que ces dissolutions aveugles.

Pour moi peu importe. Paris a remporté un titre. Cassez-vous et laissez-moi savourer.

Mon club se meurt

Allez, ce n'est que du football diront certains. Ce n'est que le PSG diront d'autres, un brin moqueurs. La claque de PSG/OM à peine digérée que le conflit larvé entre les supporters des deux Kop émerge dans les médias. Cela fait pourtant longtemps que nous, supporters, sentions le clash arriver. Cela fait longtemps, trop, que les Kop du Parc se politisent, s'opposant sur tout, ou presque et fracassant l'union d'un peuple derrière son équipe.

Dimanche, au début de PSG/OM, comme lors des 20 premières minutes de PSG/Lorient, l'ambiance fut fabuleuse, celle du Parc des grands soirs qui n'existe plus que dans les mémoires. Après, l'éternel recommencement d'une pièce trop jouée. Une faible équipe qui ne résiste jamais à l'appel du doute, de la pression. Une équipe qui courbe l'échine sans faire montre d'une combativité salvatrice. Le football oublié, l'ambiance laisse place à l'opposition des deux Kop qui s'insultent aux détours de chants. Certains piquent les chants historiques des autres, d'autres ne répondent même plus aux échanges entre tribunes qui ont fait la réputation du "Paris est magique".

Il n'y a plus d'âme au Parc. Il n'y a plus d'équipe, plus de dirigeants, plus de fierté, plus de courage, plus de hargne. Le Parc est une coquille dorée qui se vide peu à peu de ses trésors, la faute à l'incapacité des actionnaires et des hommes de terrains à ne pas construire la belle équipe attendue, la faute à l'environnement peut-être, la faute à quelques centaines d'abrutis qui jouent de l'effet de masse, de quelques litres de bières et de coup de fumette pour servir ou venger on sait quelles causes.

Et puis il y a ces dirigeants, ces politiques et ces observateurs qui se persuadent que l'appartenance à la famille PSG passe forcément par un apprentissage du hooliganisme. Ces donneurs de leçons plantés devant Canal+ qui ne connaissent des stades que les noms. Le PSG, club de la capitale, est malade, je le dis, de ses banlieues nord, sud, est/ouest. Il est malade de l'opposition politique et raciale qui ne cesse de progresser en France, dans les coins de quartiers et qui s'exprime dans une violence incontrôlable, aux abords des stades lorsque, bien planqué au milieu de plusieurs milliers d'autres personnes, la responsabilité personnelle s'efface au profit des pulsions les plus sombres.

Dimanche, vers 20h, je live-twittais "un homme au sol". Dans l'agitation, je venais de voir tomber un homme à terre. Plus tard, les CRS venait le protéger du reste des abutis. Puis les ambulances. Civière, couverture de survie, agitation des personnels de santé. Je peux vous dire que ca vous passe l'envie d'aller voir un match de ballon.

Dans mon club, il n'y a plus de ferveur, il n'y a plus de stabilité, il n'y a plus d'homme à poigne, il n'y a plus de rêves. De mon club, il demeurait le peuple, éternel, stable, présent partout, tout le temps.

Aujourd'hui ce peuple se perd. Amis supporters, vous êtes en train d'achever le Paris Saint-Germain.

Le Parisien, votre daube au quotidien

Ça y est, Le Parisien a pondu son étron. J'ai voulu commenter mais j'ai été censuré. Oh par d'étonnement chez les supporters, cela fait des années que ces pseudos journalistes polluent l'univers du PSG. L'article d'aujourd'hui ? Tout est paumé, championnat, coupes d'Europe, tout est paumé, mort, perdu dans un vague souvenir et fracassé sur la réalité de Novembre.

"Des cadres défaillants", on regarde au prochain mercato les potentielles solutions. Rien. Pas d'argent, mort, démission ! démission ! Luis à Paris ! ... pour rêver à nouveau. Ce club ne supporte pas la réalité. Ce club et particulièrement son entourage journalistique fait montre d'une élasticité sans nulle autre pareille. Capable de s'emporter ridiculement lors de victoires et, d'une semaine après, pleurer à la mort du club.

Paris n'est pas au mieux. Paris vient de perdre au Parc face à Nice sur un scénario aperçu de nombreuses fois Porte d'Autueil. 3 barres, très vite oubliées, une domination passée sous silence et une inefficacité devant le but, certes problématique, mais montée en épingle comme s'il s'agissait là d'un mal incurable.

Passé sous silence, aussi, la majorité de match joués à l'extérieur, les blessures du début de saison, les errements tactiques d'un coach un peu paumé. Rien. Il n'y a rien dans cet article qui ne mérite de reconnaissance. Il n'est même pas signé. Une mesure d'hygiène ?

Rien, Nul, Plat.

Créations médiatico-médiatiques

Dimanche soir, posé dans mon sofa, une bière à la main j'ai, comme tout bon supporter qui se respecte, regardé "Le Canal Football Club". Et, comme chaque année à la même époque, je me suis énervé devant le cruel manque d'originalité des journalistes de la, pourtant spécialiste, chaîne cryptée. La crise au PSG et bla bla bla et l'automne du PSG et bla bla bla. Le PSG, on l'adore où on le déteste, c'est donc vendeur... En tout cas bien plus qu'un reportage sur le soleil à Nancy ou l'arrivée de l'hiver à Auxerre... Bref. J'ai voulu en faire un billet mais "Les cahiers du football" en ont pondu un qui vaut le coup d'oeil. Aussi, en bon fainéant, je le poste tel quel.

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En moins de quatre minutes, le "Buzz" du Canal Football Club enfile les clichés comme un ministre de la Culture les erreurs de communication.
Nous devons présenter nos excuses à Canal Football Club et à ses responsables éditoriaux. En critiquant la séquence "Le Buzz" dans un article récent, il nous avait bêtement échappé qu'elle constituait littéralement un cas d'école, un exercice destiné aux écoles de journalisme, grâce auquel les élèves apprendront tous les travers que leur futur métier requiert. L'épisode de dimanche 18 octobre l'a bien montré, avec une accumulation forcément délibérée de ces bricolages intellectuels et de ces pensées pré-pensées auxquels les apprentis journalistes doivent se former. Trois minutes trente de pure démonstration, une leçon en sept points.

1. Choisir un sujet éculé et faire semblant de le mettre en question:

"Paris SG, inéluctable crise d'automne?"

2. Commencer avec une entrée dramatique sur fond de musique angoissante, en additionnant les poireaux et les carottes dans un style de rédaction de troisième:

"Sur le Camp des Loges cette semaine, les premiers froids d'octobre. Hoarau à l'écart, Erding au ralenti, signe d'une attaque décimée. Peguy Luyindula au sol, terrassé par un jeune coéquipier aussitôt viré de l'entraînement. Tout cela n'a rien de très rassurant. Au-dessus de ce club, qui passe si vite d'un excès à l'autre, du blanc au noir, planerait-il une vieille habituée des lieux? [crescendo dramatique de la bande-son] La crise d'automne" (1).

3. Interroger des personnes qui sont parties prenantes du problème, afin d'être sûr de ne pas avoir de recul.

Les laisser avouer qu'ils parlent d'un phénomène qui est largement une vue de l'esprit: • Jérôme Touboul (L'Équipe) : "C'est pas un phénomène scientifique qui fait qu'on peut être certain chaque année que le PSG sera en crise pendant l'automne. Mais bon, ça s'est produit suffisamment de fois ces quinze dernières années pour qu'on y voie parfois un peu un clin d'œil de l'histoire".

4. Passer du coq à l'âne et d'un marronnier à l'autre en embrayant sur les "tentations" parisiennes qui dévoieraient les joueurs.

"Et si la crise venait de l'air de Paris, qui peut transformer n'importe quel joueur, même le plus sage [image de Ronaldinho]?" L'expert digresse. Jérôme Touboul: "Pour peu qu'il y ait un bon début de saison, par exemple, il est courant que les joueurs prennent la grosse tête".

5. Passer de l'âne à la chèvre et du deuxième marronnier au troisième en embrayant sur la "pression" parisienne qui dévorerait les joueurs.

"Autre explication, la pression des supporters, des médias. Malgré les blessures, inévitables après deux mois de championnat [images de banderoles et de graffitis], les Parisiens n'ont pas de droit à l'erreur".En gage de crédibilité, l'expert sera placé sur fond de pelouse.

6. Interroger des personnes qui sont parties prenantes du problème, afin d'être sûr de ne pas avoir de recul. Les laisser avouer qu'ils parlent d'un phénomène qui est largement une création de leur esprit:

Arnaud Hermant (Le Parisien) : "Au Paris Saint-Germain, il y a souvent un problème de temps. On tente des projets mais on laisse pas mûrir [image de Charles Biétry]. Les médias sont tout de suite, et nous les premiers, en émoi. On s'interroge, on dit 'Ouh là là qu'est-ce qui se passe, est-ce qu'il ne va pas y avoir quelque chose?' et voilà"

7. Revenir sur la lubie de départ pour faire croire qu'on ne parle que de ça depuis le début, en insistant bien afin de l'aider un peu à se produire.


"Ils en sont loin, c'est vrai. Mais échapperont-ils au syndrome? Depuis ce match contre Lille fin août, les Parisiens n'ont plus gagné. Trois nuls, une défaite à Monaco [image de Grégory Coupet]. Même si le club paraît plus stable que par le passé, méfiance".

"Et voilà", comme dit l'autre. On ne sait toujours pas si le PSG est plus sujet que d'autres clubs à un creux dans ses résultats automnaux (pour savoir cela, il faudrait se fader des statistiques et risquer de parvenir à une vérité décevante), ou bien s'il est juste meilleur sujet que d'autres clubs pour des journalistes ne reculant devant aucune porte ouverte et n'hésitant pas à traiter d'un phénomène avant même qu'il se produise.

Pourquoi le PSG a t-il refusé Heinze ?

Depuis quelques jours, le net "parisien" ne cesse de pester sur la supposée trahison de Gabriel Heinze. A posteriori, je dois bien avouer une faiblesse au moment où j'ai lu la nouvelle. Sous le coup de la pulsion, j'avais d'ailleurs exprimé mon profond dégoût à la fin d'un billet sur le transfert de Gomis à Lyon puis dans une courte note un peu bâclée. Cette note, je vais la supprimer en la remplaçant par ce billet, un peu plus mûr.

Le défenseur argentin Gabriel Heinze s'est donc engagé en faveur de l'Olympique de Marseille. A la lumière de son interview, l'on peut aisément affirmer qu'il débarque à Marseille, séduit qu'il fut par le discours de Didier Deschamps et le projet proposé (titre + effectif). Le bonhomme jouait peu au Real Madrid est a donc su sauter sur l'occasion d'un transfert pour grossir son temps de jeu et gonfler ainsi sa cote en vue de la coupe du monde 2010. A ma grande surprise, il ne renie rien de son engagement pour l'OM, sans toutefois renier, non plus, son attachement au PSG et son histoire avec ce club et ses supporters.

Plus tard, l'on apprendra, du côté du PSG cette fois, que Gabi Heinze fut un temps dans le viseur du club de la capitale. Puis, chemin faisant, les dirigeants auraient préféré accorder du temps de jeu à Mamadou Sakho, jeune et prometteur défenseur central (international du reste), gaucher lui aussi. Prendre Heinze, c'était affaiblir ce lien entre le club et le jeune défenseur, qui, rappelons le, n'a que 19 ans et qui fait déjà l'objet d'offres des plus grands (Arsenal notamment pour 10 millions d'Euros)... Ces évènements mis bout à bout, éclairent donc les véritables raisons du transfert de Gabriel Heinze à l'OM. Le joueur, désireux de jouer, n'était pas souhaité du côté de la porte d'Autheuil. Il le fut sur la canebière où un club réputé lui offrait, qui plus est, un projet séduisant. Le joueur signe. Il n'y a rien de mal à cela.

Il fut un temps où Gabriel Heinze était annoncé au PSG. Rumeur infondée qui fut, je me souviens, rapidement cassée par Daniel Riolo qui avait alors exprimé son scepticisme à l'égard d'un transfert qui amenait un défenseur central gaucher au PSG, obstruant ainsi le brillant avenir de Mamadou Sakho. Car oui, il faut connaître un petit peu le ballon pour juger de la complémentarité des joueurs. Cette connaissance, une partie du web et quelques journalistes ne l'ont pas encore. Non, Zoumana Camara n'était pas remplaçable par Gabriel Heinze car cela aurait obligé Kombouaré à aligner deux défenseurs centraux gauches et gauchers... Non, Gabriel Heinze n'aurait pas pu prendre la place de Sylvain Armand car le joueur ne souhaite tout simplement pas jouer Arrière Gauche. Une seule place était donc disponible, celle de Sakho. Le choix fut tranché. C'est aussi simple que cela.

Dans moins d'une semaine, Gabriel Heinze évoluera donc avec l'Olympique de Marseille. Je lui souhaite bonne chance, et je salue, pour une fois, le courage des dirigeants du PSG qui ont su accorder plus d'importance à la progression du plus grand espoir parisien plutôt qu'a la satisfaction de milliers de supporters ou d'observateus qui croient encore qu'une équipe est une addition de grands noms sur une feuille de match.

Ca fait chié Gabi, mais bon vent à toi.

De Karim à Bafetimbi

Ils sont tous les deux français. Ils sont tous les deux jeunes et tous les deux attaquants. Ils sont tous les deux des joueurs de l'équipe de France. La différence, c'est que l'un a planté 37 buts en deux saisons et l'autre 26. Ces deux joueurs, ce sont Karim Benzema et Bafetimbi Gomis.

Le premier a quitté Lyon durant le mercato pour rejoindre la dream team actuellement en construction du côté de Madrid. Bafetimbi lui, quitte Saint Etienne pour le voisin Lyonnais. "L'OL ne se refuse pas" a t-il dit, les supporters stéphanois vont apprécier. Ils devraient lui faire savoir dès le 31 Octobre prochain par une banderole amicale et quelques chansonnettes distinguées.

Au final donc, Lyon vend Benzema et recrute Lisando Lopez et Bafetimbi Gomis. Seul le terrain dira si ce choix fut judicieux. Il n'empêche que je n'aime pas Gomis. Honte à moi. Je n'aime pas ce genre d'attaquants et je n'ai pas aimé l'emballement populaire pré-euro 2008 confirmé par un Domenech alors à la recherche de popularité. Je peux me tromper. D'ailleurs, en matière de football je me trompe souvent, mais il me semble que Gomis est un joueur moyen, tout au plus "un bon joueur de L1". Je doute en revanche de ses capacités européennes et de sa marge de progression. En plus, 13 millions d'euros pour un tel joueur, ca fait cher la griffe de panthère...

Quoi qu'il en soit c'est un nouvel épisode de la folle épopée des rumeurs de transferts en Ligue 1. Au début, le peuple entend puis rêve d'un Huntelaar, d'un Trezeguet ou d'un Van Nisterlooy, puis il se réveille et se retrouve au stade à supporter Bafetimbi Gomis.

EDIT: Selon L'Equipe, Heinze devrait signer 3 ans à l'OM. Fait chié. Je dois bien avouer ma profonde décéption à l'égard d'un joueur qui, il y a encore quelques semaines, ne jurait que par un retour par la case Parc des Princes. Il sera attendu Porte d'Auteuil par un public cocufié. La vraie raison se cache quelque part entre l'envie d'un joueur de jouer la prochaine coupe du monde (et donc d'être titulaire) et l'ambition d'un club qui, grâce à plusieurs bonnes années et quelques gros transferts, saît désormais attirer des gros noms. Le PSG lui, va faire signer Paul Baysse. Aligné aux côtés de Sammy Traoré et de Zoumana Camara, cela devrait être palpitant.

Jouons ensemble

Amis footballeurs, jouons ensemble:

"Je suis content de prolonger au PSG. C’était mon objectif de pouvoir rester ici. Je sais que ce club, je l’aime. Quand je suis arrivé l’an dernier, je savais pourquoi je venais et je connaissais mes ambitions. Cela m’a fait plaisir de voir que le Club avait la volonté de me prolonger et reconnaissait le travail effectué. Savoir que le Club a vraiment besoin de moi, c’est le plus important à mes yeux."

Stéphane Sessegnon - Joueur du Paris Saint-Germain

"Je suis (bof bof) content de prolonger au PSG. C’était mon objectif de pouvoir rester ici (a condition de toucher un max de blé). Je sais que ce club, je l’aime (me trouve indispensable, alors j'ai bien pu les faire cracher). Quand je suis arrivé l’an dernier, je savais pourquoi je venais et je connaissais mes ambitions (me barrer rapidement ailleurs). Cela m’a fait plaisir de voir que le Club avait la volonté de me prolonger et reconnaissait le travail effectué (enfin... grâce à mon gros caprice). Savoir que le Club a vraiment besoin de moi a les moyens de super bien me payer, c’est le plus important à mes yeux."

Stéphane Sessegnon - Joueur du Paris Saint-Germain

Ah l'amour du maillot, moi ca ne cesse de m'émouvoir...

Clerc au PSG?!

Bonne nouvelle pour le PSG, Patrice Clerc devrait être nommé président du club.
Qui est Patrice Clerc, il a été patron de Roland Garros, de l'Open Paris Bercy et de l'ASO.
Rien à voir avec le foot tout ça, et bien oui, mais au moins cet homme connait le sport, sait gérer des gros budget d'associations sportives importantes, au contraire d'un Dassier ou d'un Villeneuve.
Ce qui me plait dans cette nomination c'est que cet homme me parait être un homme de droit, un homme qui s'est battu contre l'UCI pendant la tempête du dopage divisant le cyclisme.
Je vois un homme légitime d'un point de sportif prendre les reines d'un ex-grand club de football français et non pas une marionnette voulant un peu plus de couverture médiatique en parlant de foot après avoir écouté l'After Foot et participé à quelques conversations de bistrot.
Bonne chance à lui et au PSG et bravo à Bazin qui a pris enfin pris une bonne décision courageuse. Car il ne sera pas facile à manipuler celui là.

PSG: Le début de la fin

Il y a, dans le foot français, des personnes que je ne porte pas particulièrement dans mon cœur. Jean-Michel Aulas en est. C'est au delà même de l'inimité, pourrais-je dire.

Ce qui est le plus déplaisant chez lui, c'est ce double discours permanent selon lequel, côté pile, il souhaiterait plus que tout voir émerger l'OM, le PSG et Bordeaux au niveau européen "pour le bien du football français" et le côté face de ce petit homme où il ne cesse de jouer des coups répugnants pour affaiblir les potentiels concurrents. En fait c'est plutôt clair, c'est son second visage qui est le véritable.

Vis-à-vis du PSG, chaque année c'est le même coup. JM Aulas vise un joueur en fin de contrat ou au beau milieu d'une négociation, il formule une offre de transfert et il attend, sourire en coin. Deux solutions. Soit le club répond à l'offre et le joueur quitte le PSG, soit il se sert de ce transfert pour exercer une pression sur la direction du club pour revoir son salaire à la hausse. Ce fut le cas pour Armand, Rothen, Pauleta. Et aujourd'hui, c'est le cas pour Guillaume Hoarau. Le président lyonnais affirme aujourd'hui avoir transmis une offre de 10 millions d'euros au Paris Saint-Germain pour le buteur réunionnais. Une offre "valable jusqu'à la semaine prochaine". En clair, juste ce qu'il faut pour mettre le feu aux négociations entre le club et Guillaume Hoarau.

Ces derniers jours, le vide guète le PSG. Objectivement, il pourrait être tout à fait plausible de voir partir Hoarau et Sessegnon... Les deux joueurs n'ayant pas encore signés les juteux contrats convoités. Tout cela, à cause de la lenteur et la désespérante incompétence (auquel on rajoutera le pauvre investissement) de Sébastien Bazin et de son équipe, Alain Roche compris. D'accord les joueurs sont des enfants gatès, toujours prêts à chouiner pour décrocher un million d'euros de plus au titre d'une saison plus ou moins bien réussie. Ok. Mais c'est comme cela aujourd'hui, alors les clubs doivent se donner les moyens de progresser en conservant les meilleurs joueurs.

Ce PSG là recommence à me désepérer. Rien ne se passe, tout va mal. Le 3 Juillet prochain, je comptais me rendre au Parc des Princes pour y acquérir un abonnement. Aujourd'hui, une chose est sûre, je vais attendre un petit peu et voir le fruit du travail de Bazin avant de lui offrir plusieurs centaines d'euros.