De quoi parle-t-on ? De cette technique de plus en plus répandue chez les spécialistes du pénalty : marquer un temps d'arrêt soit en plein milieu de la course d'élan, soit juste avant la frappe. Du coup, le gardien (qui plonge presque toujours "au hasard" avant le départ du ballon) est complètement aux fraises, et le tireur peut tranquillement expédier le ballon dans le but vide. Regardez plutôt :
Bon, OK : sur la vidéo, il n'y a pas une seconde pénalty. Reste que la ruse est devenue tellement populaire qu'on lui a même donné un nom : la "paradinha". Alors, faut-il l'interdire, au nom de l'équité, afin de préserver les chances du gardien d'arrêter le ballon ?
La FIFA ferait bien de se décider sans ambiguïté avant le début de la Coupe du monde : on est tout-à-fait dans le genre de débat qui peut pourrir l'arbitrage dans une compétition de ce type. Imaginez qu'une équipe soit éliminée sur un pénalty tiré en paradinha : autant polémiquer maintenant que quand il sera trop tard. Mieux vaut prévenir que guérir.
Je vous livre mes deux arguments principaux pour et contre l'interdiction :
- Pour l'interdiction : eh bien l'équité, justement. Certes, le principe d'un coup de pied de réparation suppose que la faute est tellement grave que l'on augmente considérablement les chances de marquer de l'attaquant, à titre de compensation. Mais si les joueurs passent ne serait-ce qu'un quart d'heure par jour à l'entrainement à apprendre la paradinha, le pénalty vaudra bientôt un but de façon quasi-automatique. Ce n'est pas du tout l'esprit de la règle !
- Contre l'interdiction : la paradinha, c'est le but assuré précisément parce que le gardien commet l'erreur de plonger au hasard et à l'avance. Et ça, on le savait déjà, c'est une bêtise monumentale : une étude a même prouvé que les goals arrêteraient plus de pénos en attendant le départ du ballon, voire en ne plongeant pas du tout ! À eux, donc, de s'adapter à la malice du tireur, qui aura l'air franchement débile si le gardien ne tombe pas dans le piège (un peu à la manière de Landreau loupant sa panenka en finale de la Coupe de France).
J'aimerais bien avoir l'avis de mes compères, ainsi que de tous les footeux qui nous lisent. Qu'en pensez-vous ?
Je vous livre mes deux arguments principaux pour et contre l'interdiction :
- Pour l'interdiction : eh bien l'équité, justement. Certes, le principe d'un coup de pied de réparation suppose que la faute est tellement grave que l'on augmente considérablement les chances de marquer de l'attaquant, à titre de compensation. Mais si les joueurs passent ne serait-ce qu'un quart d'heure par jour à l'entrainement à apprendre la paradinha, le pénalty vaudra bientôt un but de façon quasi-automatique. Ce n'est pas du tout l'esprit de la règle !
- Contre l'interdiction : la paradinha, c'est le but assuré précisément parce que le gardien commet l'erreur de plonger au hasard et à l'avance. Et ça, on le savait déjà, c'est une bêtise monumentale : une étude a même prouvé que les goals arrêteraient plus de pénos en attendant le départ du ballon, voire en ne plongeant pas du tout ! À eux, donc, de s'adapter à la malice du tireur, qui aura l'air franchement débile si le gardien ne tombe pas dans le piège (un peu à la manière de Landreau loupant sa panenka en finale de la Coupe de France).
J'aimerais bien avoir l'avis de mes compères, ainsi que de tous les footeux qui nous lisent. Qu'en pensez-vous ?

