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Foot et Rugby démocratisés et unis dans la médiocrité télévisuelle

Ca fait un bout de temps que je n'ai plus écrit de billet ici...
Je vais aujourd'hui surtout balancer un lien, un lien vers un billet qui exprime parfaitement et habilement mon agacement par rapport à la télévision du foot et du rugby.
Il s'agit biensûr de Christian Jeanpierre qui, depuis quelques semaines maintenant, contamine le rugby de sa voix criarde et de ses commentaires imbéciles.
Je vous invite à lire ce billet très amusant.
Je vais aussi parler d'un autre sujet relatif au sport et à la télévision.
Les prises de vues, la caméra... Je ne sais à qui revient la faute, mais j'ai l'impression que plus la technique est s'améliore plus les retransmissions sont mauvaises.
Ou sont passés les plans larges?
Je parle de foot et de rugby. Pourquoi nous interdit-on de voir un match en incluant la notion tactique pourtant essentielle?
La télévision nous donne une vue primitive de ces deux sports, une vue pour footix et nanas avides de muscles.
Les dribbles en gros plan de C.Ronaldo ou Messi, les plaquages en gros plan des gladiateurs musclés de l'arène de l'Eden Park.
Le foot et le rugby ce n'est pas que ca, faut-il vraiment le rappeler...
Et pour échapper cela, pas moyen de couper le son, c'est mort, on n'y échappe pas.
Le cable anglais permet de changer de chaine pour pouvoir voir la vue d'une autre caméra, il serait temps de s'en inspirer ou d'arrêter de filmer nos sports préférés comme l'on filme Secret Story.
On pourrait aussi parler des ralentis, mais je dois retourner bosser.

Quand le rugby est inregardable à la télévision...

En ce moment, le prix des droits télévision pour le Top 14 de rugby fait parti des sujets qui font bouger le Landerneau de l'Ovalie. Le président de la ligue de rugby espérait 50 millions, Canal + en offre moins de 20 M€. Et ça gueule...

J'aime le rugby. Je préfère sur Canal + que sur France télévision (dont les commentaires s'insupportent autant que pour le football). Et je trouve que, généralement, ce sport est bien filmé. Ce qui le rend, à mon avis, télégénique.
Et quand derrière ce jeu ce joue dans un stade en fête, c'est un plaisir de regarder un match de rugby. Hier soir, Biarritz - Toulouse était un régal.

Par contre, Perpignan - Toulon, c'était insupportable !. C'est dommage, il y avait tout pour passer un moment super. Un Stade, celui de Montjuic à Barcelone, qui est un petit écrin. Un soleil délicieux, et une fête dans les tribunes. On sentait les ramblas pas très loin, et on imaginait la sangria couler à flot dans les gosiers catalans ou varois.

Mais voilà, c'était impossible à suivre ce match ! Les rouges contre les rouges ! Bon, c'est les rouges qui ont gagné, mais dans les regroupements, c'était invisionnable, inregardable, insupportable...
Il se trouve en plus que j'ai vu le match (pas intégralement, merci Mme Homer ^_^) sur un petit écran plat d'un B&B d'Arras. Forcément c'est plus difficile...

La conclusion de ce billet ? Ben si le rugby veut mieux se vendre à la télé, qu'il soit lisible, et regardable. Que le Top 14 soit lisible (permettre au 6eme d'être champion de France, c'est nul) et se joue avec les meilleurs joueurs de chaque club (un Toulouse - Montpellier pendant que joue l'équipe de France, c'est con).
Et surtout les maillots merde ! Qu'on puisse au moins différencier les deux équipes ! Les rouges contre les rouges, non, ce n'est pas possible !

Et c'est dommage : c'était un superbe match. Mais difficile à regarder. Et j'imagine que beaucoup ont du zapper. C'est dommage...

Créations médiatico-médiatiques

Dimanche soir, posé dans mon sofa, une bière à la main j'ai, comme tout bon supporter qui se respecte, regardé "Le Canal Football Club". Et, comme chaque année à la même époque, je me suis énervé devant le cruel manque d'originalité des journalistes de la, pourtant spécialiste, chaîne cryptée. La crise au PSG et bla bla bla et l'automne du PSG et bla bla bla. Le PSG, on l'adore où on le déteste, c'est donc vendeur... En tout cas bien plus qu'un reportage sur le soleil à Nancy ou l'arrivée de l'hiver à Auxerre... Bref. J'ai voulu en faire un billet mais "Les cahiers du football" en ont pondu un qui vaut le coup d'oeil. Aussi, en bon fainéant, je le poste tel quel.

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En moins de quatre minutes, le "Buzz" du Canal Football Club enfile les clichés comme un ministre de la Culture les erreurs de communication.
Nous devons présenter nos excuses à Canal Football Club et à ses responsables éditoriaux. En critiquant la séquence "Le Buzz" dans un article récent, il nous avait bêtement échappé qu'elle constituait littéralement un cas d'école, un exercice destiné aux écoles de journalisme, grâce auquel les élèves apprendront tous les travers que leur futur métier requiert. L'épisode de dimanche 18 octobre l'a bien montré, avec une accumulation forcément délibérée de ces bricolages intellectuels et de ces pensées pré-pensées auxquels les apprentis journalistes doivent se former. Trois minutes trente de pure démonstration, une leçon en sept points.

1. Choisir un sujet éculé et faire semblant de le mettre en question:

"Paris SG, inéluctable crise d'automne?"

2. Commencer avec une entrée dramatique sur fond de musique angoissante, en additionnant les poireaux et les carottes dans un style de rédaction de troisième:

"Sur le Camp des Loges cette semaine, les premiers froids d'octobre. Hoarau à l'écart, Erding au ralenti, signe d'une attaque décimée. Peguy Luyindula au sol, terrassé par un jeune coéquipier aussitôt viré de l'entraînement. Tout cela n'a rien de très rassurant. Au-dessus de ce club, qui passe si vite d'un excès à l'autre, du blanc au noir, planerait-il une vieille habituée des lieux? [crescendo dramatique de la bande-son] La crise d'automne" (1).

3. Interroger des personnes qui sont parties prenantes du problème, afin d'être sûr de ne pas avoir de recul.

Les laisser avouer qu'ils parlent d'un phénomène qui est largement une vue de l'esprit: • Jérôme Touboul (L'Équipe) : "C'est pas un phénomène scientifique qui fait qu'on peut être certain chaque année que le PSG sera en crise pendant l'automne. Mais bon, ça s'est produit suffisamment de fois ces quinze dernières années pour qu'on y voie parfois un peu un clin d'œil de l'histoire".

4. Passer du coq à l'âne et d'un marronnier à l'autre en embrayant sur les "tentations" parisiennes qui dévoieraient les joueurs.

"Et si la crise venait de l'air de Paris, qui peut transformer n'importe quel joueur, même le plus sage [image de Ronaldinho]?" L'expert digresse. Jérôme Touboul: "Pour peu qu'il y ait un bon début de saison, par exemple, il est courant que les joueurs prennent la grosse tête".

5. Passer de l'âne à la chèvre et du deuxième marronnier au troisième en embrayant sur la "pression" parisienne qui dévorerait les joueurs.

"Autre explication, la pression des supporters, des médias. Malgré les blessures, inévitables après deux mois de championnat [images de banderoles et de graffitis], les Parisiens n'ont pas de droit à l'erreur".En gage de crédibilité, l'expert sera placé sur fond de pelouse.

6. Interroger des personnes qui sont parties prenantes du problème, afin d'être sûr de ne pas avoir de recul. Les laisser avouer qu'ils parlent d'un phénomène qui est largement une création de leur esprit:

Arnaud Hermant (Le Parisien) : "Au Paris Saint-Germain, il y a souvent un problème de temps. On tente des projets mais on laisse pas mûrir [image de Charles Biétry]. Les médias sont tout de suite, et nous les premiers, en émoi. On s'interroge, on dit 'Ouh là là qu'est-ce qui se passe, est-ce qu'il ne va pas y avoir quelque chose?' et voilà"

7. Revenir sur la lubie de départ pour faire croire qu'on ne parle que de ça depuis le début, en insistant bien afin de l'aider un peu à se produire.


"Ils en sont loin, c'est vrai. Mais échapperont-ils au syndrome? Depuis ce match contre Lille fin août, les Parisiens n'ont plus gagné. Trois nuls, une défaite à Monaco [image de Grégory Coupet]. Même si le club paraît plus stable que par le passé, méfiance".

"Et voilà", comme dit l'autre. On ne sait toujours pas si le PSG est plus sujet que d'autres clubs à un creux dans ses résultats automnaux (pour savoir cela, il faudrait se fader des statistiques et risquer de parvenir à une vérité décevante), ou bien s'il est juste meilleur sujet que d'autres clubs pour des journalistes ne reculant devant aucune porte ouverte et n'hésitant pas à traiter d'un phénomène avant même qu'il se produise.

Olympique Marseille - les matchs amicaux à la télé

Marseille est une équipe à part. Comme l'année dernière, le groupe Canal Plus retransmettra tous les matchs amicaux estivaux des olympiens. C'est génial.
Bon, la qualité footballistique est souvent faible, empruntée. Mais quand on aime l'OM, et qu'on est sevré pendant deux mois de maillot blanc et ciel, c'est un régal.

Aujourd'hui le football reprend. Après un début d'été difficile. Puis tragique. Je ne verrai pas le match (je vais boire du rouge chez mon toubib ce soir) mais je vais l'enregistrer, avec délice...

Liste des matchs amicaux à la télé
(et début du championnat) :
  • Vendredi 10/07 (20h) OM - Dinamo Bucarest à Thonon-les-Bains ---> Canal + Sport
  • Vendredi 17 (20h) OM - Ajaccio au Pontet ---> Canal + Sport (je crois que j'irai...)
  • Mardi 21 (20h) OM - Bordeaux à Dax ---> Canal + Sport (miam)
  • Samedi 25 (19h) OM - Toulouse à Albi ---> Canal + Sport
  • Mercredi 29 (20h) OM - Saint Etienne à Valence ---> Canal + Sport (j'irai peut être aussi)
  • Samedi 1er août (20h) Lens - OM à Lens ---> Canal + Sport

Et ensuite la Ligue 1 qui reprend...
  • Samedi 8 (21h) 1ère journée de L1 : Grenoble-OM ---> Canal + et Foot +
  • Dimanche 16 (21h) 2e journée de L1 : OM-Lille ---> Canal +
  • Samedi 23 (21h) 3e journée de L1 : Rennes-OM ---> Grrr ORANGE !!!

Vivement le début

(sources : l'excellent site Le Phocéen et l'indispensable om.net pour la photo)