Le pitchAprès un premier match laborieux, les Italiens sont dans l'obligation de gagner ce dimanche après midi pour prendre d'ores et déjà une option pour les 8e de finale du Mundial 2010 en rapport avec leur standing.
Face à la Nelle Zélande, le plus faible adversaire du groupe, la tâche ne s'annonce pas trop ardue pour le Champion du Monde en titre.
Alors, allez-vous me demander, quel peut-être l'intérêt de regarder ce match, à priori très inégal sur le papier ?
Tout d'abord un simple constat : il n'y a vraiment plus de petites équipes. Cette vieille antienne, psalmodiée depuis de longues années par les amateurs de foot prend en cette année 2010 un air particulier : au cours de ce mundial, chez les petits on joue sans aucune pression et surtout sans complexes. J'en veux pour preuve le nul réussi dans ce groupe par la Nouvelle Zélande face à la Slovaquie lors de son entrée en lice .
D'autre part et même si Lippi, le sélectionneur italien, reste plutôt confiant dans ses troupes, la Squadra Azzurra n'a pas dégagé une grande souveraineté lors de son opposition face au Paraguay, notamment en n'arrivant pas à hausser son niveau de jeu au cours du match.
De fait, les Italiens devraient normalement souffrir cet après midi face à une équipe Néo Z qui a basé son jeu sur le défi physique. Cette opposition de style sera intéressante à suivre.
Les acteurs principauxCôté All White, on gardera un œil sur Shane Smeltz, le canonnier Néo Z dont le principal fait d'arme reste un but marqué lors de la défaite en 2009 (4 à 3) des Kiwis contre l'Italie.
Chez les Italiens, ce sera le tandem Gilardino- Iaquinta qu'on surveillera de près après un premier match face au Paraguay plutôt brouillon pour les deux compères. Les deux attaquants, dans un système en 4-4-2 devront prouver leur "complémentarité".
Le gros planLa première mi-temps commence sur un bon rythme, les kiwis jouent haut avec un Rory Fallon dans un rôle de pivot, façon old school anglaise. Les italiens tentent eux de mettre de la vitesse en s'appuyant sur le duo De Rossi-Pepe qui n'avait déjà pas trop mal réussi lors du premier match contre le Paraguay.
L'énorme surprise, un petit hold-up serait-on tenté de dire arrive à la 7e minute avec l'ouverture du score par les Néo Z suite à un coup franc. Une fois de plus, la défense centrale italienne, comme son homologue française, montre des signes de fébrilité dans le renvoi du ballon et sur une erreur de Canavarro, c'est le kiwi Smeltz qui ouvre le score.
C'est peu dire que ce but secoue la Squadra qui se jette alors à l'abordage de la cage des All White et installe un siège dans la moitié de terrain Néo Z. La possession de balle est ainsi italienne dans cette première mi-temps (70%) et si la France penche à gauche sur ses (rares) attaques, celle de nos meilleurs ennemis penche elle à droite avec un bon Zambrotta et un efficace Pepe.
Si la possession est italienne, l'efficacité néanmoins n'est pas du côté de Gilardino et Iaquinta, les deux attaquants choisis par Lippi et il faut une faute légère dans la surface de Smith sur De Rossi, à la 27e minute, pour que la Squaddra Azzura puisse égaliser sur penalty par l'intermédiaire de Iaquinta. Même si la faute est presque inexistante, le résultat est là : à la mi-temps, l'autre pays du Cinéma a encore réussi à se tirer d'un mauvais pas.
Pour attaquer la seconde mi-temps, Lippi change un peu son système de jeu en sortant Pepe pour Camoranesi et Gilardino, une fois de plus inexistant, par Di Natale.
Le siège des Kiwis continue mais le jeu italien est sans surprises : manque de verticalité, pas de vrais changements de rythmes... Il faut compter sur des actions individuelles pour espérer voir quelques actions dangereuses. Oui, ça doit vous rappeler quelque chose, sauf qu'en Italie on est en pas encore à s'insulter et à se bagarrer en équipe nationale.
A noter qu'à la 63e, le coach néo Z sort enfin le joueur de coudes Fallon, sous le coup d'un avertissement et le remplace par Wood, chargé de jouer un chouia plus bas que son collègue. Les All White sont partis pour jouer le nul, c'est dit et signé.
Étrangement, en cette seconde période, le jeu des Champions du Monde s'étiole petit à petit au lieu de se "muscler". De Rossi baisse de régime, les mauvais choix s'enchaînent, Camoranesi rentré en jeu pour dynamiser encore plus le côté droit rate à peu près tout ce qu'il entreprend et Iaquinta reprend le rôle de Casper le gentil fantôme laissé libre par Gilardino à sa sortie. Un supporter italien de base dirait que cette équipe manque de caractère et de sérénité, ce qui est un comble pour un quadruple champion du monde en titre.
Le dernier quart d'heure ne change rien et il est à l'image de cette seconde mi-temps : impatiente, la Nazionale sollicite trop la défense kiwi et ses trois centraux : Reid, Nelsen et Smith qui se régalent des balles longues et hautes italiennes.
Le dénouement :Deux matchs, deux nuls. C'est donc une énorme contre-performance des Italiens accrochés par une faible formation néo-zélandaise. Mais tout reste possible lors de la dernière journée même si un sentiment de grosse fatigue était très présent chez les supporters de la Squadra Azzurra.
Le gazouillis du match :@
CaReagit: La bonne nouvelle c'est que l'Italie est aussi nulle que nous cette année.
Vuvuzela Level :
7/10 (supportable)
Sous la plume de @cricrib