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Grande Fédération Française de Football (l'histoire des primes, c'est fini, mais...)

Elle referme la page des primes, définitivement clôs. On rigole... « Le Bureau du Conseil Fédéral, réuni ce jeudi 10 février sous la présidence de (l'immense) Fernand Duchaussoy, estime que le dossier des primes de la Coupe du Monde 2010 est définitivement clos. À cette date, la quasi-totalité des joueurs présents en Afrique du Sud l’été dernier ont confirmé officiellement par écrit leur renoncement aux sommes qui leur étaient dues au titre de droit à l’image. Le Bureau de la FFF tient à saluer leur attitude et le respect de l’engagement pris ».

Quasi-totalité... Nous remercierons encore donc les immenses Nicolas Anelka et de l'indispensable William Gallas qui, de part leurs merveilleuses performances et leur attitude remarquable et digne de respect, ont rendu hommage à notre Équipe Nationale...

Je me demande quand même qui de ses deux joueurs ou de ce pitoyable bureau de la FFF, sont les plus méprisables... Les deux sans doute. Les deux...

La FIFA se montre ferme à l'égard de la Corée du Nord

Il n'y a pas que la fédération française de football qui soit aussi courageuse que le chien de ma voisine, la FIFA vient de faire preuve d'un courage extraordinaire vis à vis de la fédération de football nord-coréenne.
Souvenons-nous...
Vexations, humiliations et travaux forcés pour l'entraîneur Kim Jong-hun...
Travaux forcés...
Tortures...
Et c...
La FIFA avait promis de faire l'enquête et apparemment elle l'a fait, voici les conclusions de ses dirigeants:

"Les responsables nord-coréens assurent qu'aucune sanction n'a été prononcée à l'égard du sélectionneur et que les rumeurs qui ont circulé à ce sujet sont sans fondement."
"Compte tenu des informations à sa disposition et après vérification des sources, la FIFA a décidé de clore ce dossier"

Ben s'ils le disent, alors c'est que ça doit être vrai, y'a pas de raison de douter de ce qu'il dit Kim Jong IL, hein?!

Paul et la défaite allemande!

Après les dextructions successives de l'Angleterre et de l'Argentine, en pratiquant un football vif, technique, leché, offensif, j'ai placé l'Allemagne comme favori à la victoire finale. Pas très original, je sais, mais cela me paraît logique, au vu des prestations. D'ailleurs mon équipe de Fantasy Football s'est sérieusement renforcée en joueurs allemands pour ces demi-finales...
Mais malheureusement, la nouvelle est tombée, mon voisin de bureau m'appris la nouvelle terrible pour les Podolski, Ozil, Klose, Lahm et Cie...
Paul, le poulpe de l'aquarium d'Oberhausen vient de donner son verdict et prévoit une victoire espagnole pour la confrontation de demain...
Si vous ne connaissez pas Paul, cliquez ici.
Les parieurs en herbe, vous savez ce qu'il vous reste à faire!

Italie - Slovaquie - Dans la vie, il faut faire des choix

Par cricriB

Italie - Slovaquie : 2 -3

Le pitch

"Dans la vie, il faut faire des choix".

C'est sous ce beau précepte que je placerai cette journée du 24 juin 2010.

Aujourd'hui, pour moi, faire des choix c'était devoir choisir d'aller manifester contre la réforme des retraites ou choisir de voir le match crucial pour l'Italie dans cette 19e Coupe du Monde.
Mais on conviendra que pouvoir faire des choix dans sa vie nécessite, à minima, un fort caractère. Or, c'est une qualité dont je suis complètement dépourvu. J'ai donc choisi de faire les deux, à savoir manifestation et football dans la même après-midi. Pour être honnête, je dois ce don d'ubiquité à la présence d'un bar muni d'un écran géant situé pas très loin de la fin du cortège strasbourgeois. Qu'il en soit ici remercié.
Toujours au registre des choix de vie, ce n'est pas faire injure à la Nouvelle-Zélande et au Paraguay que de dire que je m'en fichais un peu de leur confrontation. L'opposition de styles entre une équipe jouant à l'anglo-saxonne et une sud-américaine n'avait rien pour m'émoustiller et le score (0 à 0), ainsi que le jeu pratiqué ont démontré que j'avais peut-être raison de ne pas les regarder.

Non .. cet après-midi, le spectacle, l'enjeu, le suspens se portaient sur la Nazionale, Championne du Monde en titre et accessoirement très mal partie dans la compétition lors des deux premiers matchs.
Face à une équipe slovaque qui s'était distinguée lors des précédents matchs par son milieu de terrain technique et bosseur, la Squadra Azzura n'avait plus le droit à l'erreur, la victoire était obligatoire pour continuer à rêver.

les acteurs
Du côté du sélectionneur italien, Marcello Lippi avait décidé de changer son attaque en laissant "Casper" Gilardino sur le banc. À la place, Di Natale prenait place au centre de l'attaque avec Iaquinta sur sa gauche et Pepe sur sa droite. Au milieu, l'Italie s'appuyait toujours sur le très bon relayeur De Rossi pour orienter son jeu.
Côté Slovaque, le sélectionneur Weiss avait aligné 3 attaquants d'entrée de jeu avec Stoch à gauche, Jendrisek et Vittek au centre. Le postulat était donc clair : la Slovaquie jouait l'attaque et avait décidé de solliciter au maximum la peu crédible et vieillissante défense centrale italienne.

Le film
La première mi-temps fut laborieuse à l'image de la titularisation du vieillissant Gattuso au milieu de terrain italien. La nazionale peinait à aligner 3 passes. Plus grave encore, le jeu transalpin manquait cruellement de rythme et de créativité, notamment en attaque avec des schémas de jeu indignes d'un champion du Monde.
Les Slovaques jouaient eux crânement leurs chances en prenant haut l'équipe italienne, une prise de risque qui aboutit à une erreur de passe de De Rossi et qui permit aux Slovaques d'inscrire leur premier but du match à la 24e minute de jeu par le solide et rugueux Vittek. L'Italie était alors éliminée de la coupe du monde, comme son meilleur ennemi, l'équipe de France.

À la pause, Lippi sortait Gattuso et son arrière gauche Criscito pour tenter de dynamiser le jeu de son équipe. Peine perdue, d'autant que la Slovaquie profitait du jeu indigent italien pour aggraver le score à la 72e minute par Vittek, qui réussissait là un étonnant doublé.
Ce but slovaque permettait au moins de réveiller la Squadra Azzura qui se décida alors à passer la démultipliée. Le match tourna alors au "n'importe quoi" avec un jeu d'attaque-défense.
À la 79, Di Natale réduisait le score au terme d'un joli mouvement de une-deux dans la surface slovaque. Mais la joie fut de courte durée côté italien, car à la 87e, Kopunek inscrivait un joli but après un long appel de balle dans le dos de la défense italienne consécutif à une touche.
Le chef d'œuvre de la journée, de la semaine et même du mondial arriva à la 90e minute. Une superbe frappe/lob de Fabio Quagliarella à 25 mètres du but slovaque permettait aux Italiens d'espérer encore un miracle lors des 5 minutes de temps additionnel. Miracle qui n'arriva pas.

Le dénouement
"dans la vie, il faut faire des choix".. C'est certainement ce qu'a dû penser Marcello Lippi à la fin du match qui consacrait l'élimination de la Nazionale.
En effet, comment prétendre au doublé, gagner une 5e coupe du monde avec des joueurs si vieillissants, usés, fatigués ?
Indéniablement, le coach italien aurait dû miser sur la jeunesse, sur une modification complète de son groupe, notamment pour sa défense plutôt que de se contenter de repeindre partiellement le fonds de commerce champion du Monde en 2006.
Il aurait fallu faire des choix... Facile à dire après, mais ô combien difficile avant. À l'instar de la France, son meilleur ennemi, l'Italie doit maintenant tout reconstruire dans son football.

Le gazouillis du match
@bdeschamps: Les Italiens atterriront au Bourget samedi. Cannavaro a déjà appelé Nicolas Sarkozy pour s'entretenir de cette défaite.

Vuvuzella Level
4/10 (très supportable ou sinon c'est parce que j'avais les oreilles complètement bousillées par la sono de la CGT)

Groupe C - Ca passe pour les cousins anglais et américains !

Le pitch : 4-2-2-1. Rien à voir avec une obscure tactique de notre ancien sélectionneur national. Il s'agit du nombre de points de chacune des équipes de la poule, avant le début des matchs.... Dans l'ordre Slovénie, USA, Angleterre, Algérie.

Ce n'est pas une mais deux finales que nous avons. Avec des matchs qui peuvent être intéressante.

Slovénie - Angleterre. Les slaves nous ont montré que sans immenses stars, ils savaient jouer au football. Et qu'en plus d'être un mec vraiment bien, Walter Birsa était un chouette joueur.
Quant aux anglais, ils sont une des déceptions de ce début de Coupe du Monde. Pourtant, avec Capello à sa tête, et des individualités comme Rooney, Terry, Lampard, et surtout l'immense Gerard, je persiste à les voir dans le dernier carré... Encore faut il qu'ils passent la phase de poule, et ça c'est pas gagné !

Etats-Unis - Algérie. N'en déplaise à certains, l'équipe d'Algérie est une des équipes qui m'a permis de passer les meilleures siestes. Ils défendent bien, c'est évident. Et c'est tout pour l'instant. Dommage, il y a des joueurs de qualité, mais on sent qu'ils ont encore peur de jouer. A moins que ça soit la tactique employée, celle typique Ligue 1 de "ne pas prendre de buts - avoir un bloc solide". Et tant pis pour le public qui dort, qui dort...
Heureusement en face, y a les Etats-Unis. Des acteurs sympathiques de ce mondial. Une grosse bourde d'un goal britannique leur a permis d'y espérer. Et un retour fantastique contre la Slovénie leur permet d'y croire vraiment en leurs chances. Sans un arbitrage moyen, les USA seraient en tête de la poule, ça serait mérité...

A 15h30, j'imagine voir sortir USA et Angleterre... Mais qu'en sera t'il à 18 heures ?

Angleterre - Slovénie
Dénouement : Les anglais ont ultra dominé ce match. Une seule équipe sur le terrain. Score peu flatteur pour les britanniques. Je m'enflamme ? Oui, peut être, mais une victoire des anglais ça me fait plaisir. Et ça valide mon pronostic : nous les verrons peut être dans le dernier carré...

Les slovènes m'ont déçu sur ce match. Je me demande si c'était eux qui étaient faibles, ou si tout simplement les anglais ont fait un gros match. Ils auraient pu prendre plus...

Acteurs principaux : Coté anglais, j'ai aimé Milner. Pas brillant, mais vif, entreprenant, décisif sur le but. Pensée pour un ailier droit français peu en verve... Rooney a une trempe de ballon d'or, et il fait plaisir au football. Sinon Gerrard peu à dire...

Coté slovène, j'ai regardé Birsa. Il a pris un jaune pour une main. Et c'est tout... Ils peuvent avoir des regrets de ne pas avoir jouer...

Plan fixe sur le but : But d'école. Débordement, centre, reprise, but. Des questions ? Oui, Defoe a marqué du tibia, mais on a le droit non ?

Etats-Unis - Algérie
Dénouement : C'était un match plaisant. Et quel final !
Les algériens m'ont fait mentir pendant une mi-temps. Autant je les ai trouvé (sur les premiers matchs) défensif, peu constructifs, pas spectaculaires, et médiocres en plus d'être pénibles, autant ils ont fait une première mi-temps très agréable. Entreprenante. Enthousiaste. Sans brillant ni clinquant, et pénalisé par un 11 de départ encore défensif, mais avec de l'envie.
Comme en face les américains étaient comme sur les premiers matchs, ça a donné une belle première mi-temps. Sans vainqueurs, mais dominée au point par les américains.

Puis le but de Defoe sur le match d'en haut a posé un problème simple. Pour se qualifier, il faut gagner. Et largement pour les algériens. Est ce cela qui leur a posé sur les guibolles ? Puisqu'en deuxième mitemps les américains ont pris les rennes. Dans un match moins rythmés, plus brouillons, qui a vu les USA prendre les commandes...
Et s'imposer au final, dans les arrêts de jeu, par ce but de Donovan.

Acteurs principaux : Matmour a beaucoup donné pour l'Algérie. Un milieu de terrain offensif qui joue avant centre, presque seul en pointe, ça épuise. Et ça manque forcément un peu de tranchant. Mais il est sorti épuisé... Mais gros coup de chapeau à M'Bohli, gardien formé à l'OM, qui a fait une grosse partie... Pas n'a rien pu faire à la fin...
Les américains me font l'aspect d'un bloc solide, où il est difficile de sortir une individualité. Bradley, Altidore, Dempsey, ceux sont les stars, mais les autres sont bons... Et puis y a Donovan, qui marque le but et offre la qualification. Il mérite son nom dans ce billet...

Une remarque quand même. L'acteur principal aura failli être l'arbitre malien M. Koman Coulibaly, qui prive les américains d'une victoire contre la Slovénie. Mais au final pas d'une qualification méritée...

Groupe C - Classement final
Les algériens ne méritaient pas de passer le premier tour, au vue du jeu (faible) qu'ils ont produit sur les premiers matchs. Est ce que l'Angleterre le méritait plus ? Pourtant eux sont qualifiés.
Les américains ont longtemps cru devoir hair M. Coulibaly, l'arbitre malien de USA - Slovénie. Et les slovènes pensaient bénir le gardien algérien Chaouchi. Finalement le destin est cruel, mais juste à la fois, puisque ceux sont les américains qui passent.

Les américains sortent en tête de ce groupe, c'est mérité. Les anglais passent en deuxième, c'est normal. Les slovènes et les algériens sont éliminés, c'est logique.
Un groupe normal, qui offre un résultat logique, et un final d'une grande qualité !

Sur Twitter ? : Rien. Il était "over capacity" quand je suis allé voir, à la fin du match. M'est avis que les américains et les anglais étaient bien content...

Ceux qui s'en cognent du foot vont faire la gueule, Twitter a tilté à cause de la Coupe du Monde. Mwarf.

Nigéria - Corée du Sud : Vous pourrez compter sur la Corée

Le Pitch :
La qualification pour les huitième de finale évidemment. Exception faite de sa taule face à l'argentine, qu'elle aura quand même rendu nerveuse une demi-heure, La Corée du Sud a fait bonne impression dans cette coupe notamment sur ses accélérations et sa constance dans la motivation. Le Nigeria n'a gagné aucun match mais s'est particulièrement bien défendu face à l'Argentine. Deux équipes qui marquent des buts, avec une bonne endurance.


Les acteurs :
Pour la République de Corée :
Composition coréenne classique avec mise en avant des deux "Park". Malgré sa mauvaise prestation face à l'Argentine (1-4), le gardien sud-coréen Jung Sung-ryong conserve sa place.

A noter un double sale geste de Park Chu Young en fin de première mi-temps qui dégage un joueur par derrière en coin de terrain et, une fois à terre, lui fait une caresse sur la tête.

Pour le Nigeria :
Kula Uche, auteur du premier but et Yakubu qui nous offrira LE ratage de la coupe.


Le déroulement :
C'est ce qu'on appelle la misère. T'es Nigérien ou coréen en France : T'as pas Canal, t'es mal.... Tu peux t'asseoir sur les matchs des "petites équipes" à moins de bidouiller avec les flux étrangers. Mauvais points au site de France 2 et TF1 qui respectivement ne font que reprendre le flux télé ou, dans le cas de TF1 ment honteusement puisque lorsque tu cliques sur le direct Corée / Nigeria tu te tapes quand même Hellènes et les garçons de Maradona qui se joue au même moment.

J'ai donc suivi Corée du Sud / Nigeria en néerlandais avec gel d'images puis en chinois saccadé et enfin en anglais, repiqué sur un flux.... français.

Et dire qu'en 1998, sur le câble parisien une chaine offrait gratuitement et en 16 / 9 (une gageure à l'époque) strictement sur tous les matchs. Enfin c'était une autre époque, une autre humeur, je n'ose dire un autre régime...

1er mi-temps :
Équipe coréenne nerveuse et match équilibré. J'arrive tout juste au premier but Nigérien, ras de terre par Kalu Uche qui avait marqué lors de la précédente rencontre. La possession de balle est partagée.

Uche manque de marquer dans la foulée une deuxième but : poteau.

Sur une reprise de coup franc de Ki Sung Yong, Lee Jung Soo égalise vers la fin de la première période. La Corée du Sud repasse à la deuxième place de son groupe.

1 - 1

Comme pour ses précédentes rencontres, La Corée monte en puissance le long de cette mi-temps.


2e mi temps :
Le but coréen sur un coup de franc arrêté de Park Chu Yong à la 49' donne le ton de la seconde période. A ce moment, La Corée est deuxième de son groupe et complique la tache pour la Grèce qui doit désormais gagner avec deux buts d'écart.

Dans les minutes qui suivent, le Nigeria perd la cadence. Symptomatique de cette baisse de régime : un impressionnant ratage de Yakubu qui, au sortir d'une progression se retrouve quasiment dans les cages adverses et réussit l'exploit d'en faire sortir le ballon !

Il va se racheter moins de trente secondes plus tard...

Sale un sale tacle arrière de Kim Nam-il sur Obassi, Le Nigeria obtient le penalty, transformé par Yakubu sur une frappe ras de terre prenant à contrepied Jung Sung Ryong.

Égalisation : 2 - 2.

Le reste du match alterne les belles montées au filet des deux côtés mais, malgré deux superbes actions de 2 belles actions d'Obina qui frôlent les cages et une course trop longue de Martins devant les cages, Le Nigeria ne revient pas dans le match.

Corée rassurée, Nigeria accablé.


Final : 2-2
Deux équipes équilibrées qui se sont positivement stimulées pour offrir un match rythmée avec des rebondissements. Le score est logique et la Corée se qualifie pour les huitièmes (Ayant vu tous ses matchs : c'est mérité). Le Nigeria est éliminé.


Vuvuzela level : 4 / 10 (sais pas si c'est internet, l'habitude, ou mes tympans défoncés mais c'est presque audible.)

Le twit du match : @RIG59 Beau match nigéria2 Corée 2 ça remonte le moral #EFRCM


Voilà Villa !

Billet rédigé par Jean-Charles Santi

Le pitch


Suite à un premier match maîtrisé de bout en bout mais perdu du fait d’un manque de tranchant
conjugué à une insolente réussite des Suisses, L’Espagne se doit de réagir face au modeste Honduras.

D’autant qu’avant eux, plus tôt dans la journée, les Chiliens étaient venus à bout des mêmes Suisses 1-0 et totalisent déjà 6 points, leur permettant de rêver à une première place que personne ne les aurait vus conquérir.

La question avant ce match n’était donc pas de savoir si l’Espagne allait l’emporter, même si personne n’est à l’abri d’une surprise, mais de savoir si Del Bosque allait retenir les leçons de la confrontation avec la Suisse qui avait vu l’Espagne jouer à un rythme étonnamment lent du fait d’un milieu de terrain hypertrophié. La leçon a semble-t-il été retenue avec les évictions du 11 de départ d’Iniesta mais également de Silva au profit de Torres et Navas, ce dernier m’ayant déjà séduit lors de son entrée en jeu au cours de la première journée.

Quant au Honduras, on ne peut s’empêcher de penser à son potentiel rôle de victime expiatoire des trois autres équipes de ce groupe H : ces dernières pourraient en effet totaliser 6 points chacunes à l’issue de la phase poule.

Le gros plan

Le changement de deux joueurs au sein du 11 de départ Espagnol a donné lieu à une interprétation fantaisiste du schéma de jeu de la Roja de la part de la réalisation du diffuseur, qui a cru que Xavi serait positionné derrière les attaquants et que Navas serait un “simple” milieu droit. C’est bien évidemment à un très ibérique 4-3-3 qu’il fallait s’attendre, avec une triplette Busquets-Xabi-Xavi au milieu. La même que face à la Suisse direz vous ? Certes, mais les absences d’Iniesta et dans une moindre mesure de Silva garantissent que seuls ces trois-là tiendront le coeur du jeu. On retrouve donc Villa en position de “second striker”, à la gauche de Torres, ainsi que Navas dans un rôle d’aillier droit (son poste naturel) capable tout autant de flirter avec la ligne de touche que de repiquer si besoin est.

La première période est absolument à sens unique. La possession y a peut-être dépassé les 75% (je n’ai pas cherché la statistique mais le chiffre exact importe peu) et le Honduras n’a donc absolument pas vu le ballon. Même match que face à la Suisse dire vous ? Encore une fois, non. Au bout de dix minutes de jeu on comptabilisait déjà plusieurs occasions très franches, comme une transversale trouvée par un Villa très remuant dans une position de tir en déséquilibre. Plus important encore, il a suffit d’attendre la 14ème minute de jeu pour voir l’ouverture du score arriver par Villa, encore lui, suite à un exploit individuel et une frappe en déséquilibre (encore !) réalisée en taclant littéralement le ballon qui achèvera sa course en lucarne. On rappellera que face à la Suisse, les Espagnols n’avaient toujours pas tiré au but après un quart d’heure de jeu...

La seconde période ne permet pas d’apporter plus de commentaires sur la performance des deux équipes. Signalons qu’elle a été le théâtre d’un second but Espagnol, suite à une contre attaque bien menée par Xavi malgré ce qu’à pu dire Xavier Gravelaine, qui s’est parfaitement décrédibilisé juste avant la frappe (et donc le but) de Villa en affirmant que les appels n’étaient pas bons... Nous avons également pu assister à un raté de… Villa sur un penalty provoqué par... Navas ; Villa qui rate là une belle occasion de rejoindre Gonzalo Higuain, seul auteur d’un triplé pour l’heure dans ce Mondial et meilleur buteur de la compétition.

C’est donc à un match aux caractéristiques diamétralement opposées à celles de la rencontre face à la Suisse auquel nous avons assisté, possession de balle exceptée. En effet, même la zone de jeu a changé et s’est tenue côté opposé face aux Honduriens, les ballons de Xavi et Xabi étant principalement adressés à l’ailier droit Jesus Navas, très sollicité et très remuant tout au long de la rencontre. Cette tendance à privilégier ce flanc droit de l’attaque a d’ailleurs permis, grâce à un jeu vertical plus assuré et plus tranchant que face à la Suisse, de complètement déstabiliser le côté gauche de la défense Hondurienne et de créer d’énormes trous... côté droit, permettant à Villa de s’y engouffrer selon son bon vouloir.

Les acteurs clés

Côté espagnol, David Villa a cristallisé toutes les attentions mais pas que pour les bonnes raisons.
Remuant, insaisissable, génial, il aurait pu marquer quatre ou cinq buts ce soir s’il n’avait pas manqué de concentration sur son penalty et si une barre transversale ne s’était pas trouvée sûr le passage du Jabulani. Mais il faut préciser que le garçon peut aller au devant de quelques soucis si la FIFA décide de juger les images du match à postériori. Le corps arbitral n’a en effet pas vu sa petite gifle infligée à un adversaire. Pas vraiment méchante, certes, mais intolérable malgré tout. Reste son doublé, sublimé par un premier but absolument exceptionnel mais que je n’irais pas jusqu’à qualifier de plus beau but de la compétition (pour le moment) comme certains, notamment en comparaison du chef d’oeuvre de maîtrise technique et collective incarné par la deuxième réalisation des Portugais face à la Corée du Nord.

Jesus Navas de son côté continue de séduire et de convaincre. Volontaire, disponible, vif et intelligent dans ses déplacements, il a parfaitement joué son rôle de poil à gratter, provoquant même un penalty. Quels autres compliments employer pour qualifier ce joueur qui, rappelons-le, a réussi à vaincre les terribles crises d’angoisses qui l’empêchaient de s’éloigner de sa famille Sévillane et donc de participer aux rendez-vous de la Roja ? Et dire qu’avec les concurrences de Silva et Pedro ses performances ne lui garantissent pas forcément une place de titulaire...

Côté points noirs, signalons d’une part la performance de Torres. Lent, lent (lent ?), il a fait penser à un Kaka version 2010 qu’on aurait mis sous morphine. Il s’est malgré tout retrouvé en situation idéale plusieurs fois, notamment sur une tête trop piquée et non cadrée, et à l’occasion d’une bonne position de frappe dans la surface face aux buts, frappe là encore non cadrée (il s’était retrouvé dans une situation étrangement similaire face à la Suisse pour le même résultat...). Son remplacement par Mata en seconde période a donc été d’une logique implacable. Torres n’aura été qu’un leurre de luxe et Villa aurait sans doute aussi bien réussi sans lui et avec un autre joueur plus mobile à ses côtés.

D’autre part, je ne peux m’empêcher de penser à l’énigme Iker Casillas. Ce joueur, déjà légendaire, a réalisé une saison très contrastée avec un Real Madrid qui n’aura certes pas pris beaucoup de buts, mais qui aura été victime des errances de son gardien à quelques occasions. Ce soir, ses relances au pied ont été ridicules au possible et ses sorties parfois... inquiétantes. On en vient à se demander si ce garçon, qui mérite bien évidemment tout le respect dû à un palmarès presque aussi long que la liste des griefs que l’on peut reprocher à l’équipe de France, ne jouit pas d’un statut de “protégé” sans doute facilité par la présence à la tête de la sélection de Del Bosque, son ancien coach à la Maison Blanche. Un Victor Valdes, que l’on a souvent dit maladroit, apparait pourtant depuis bientôt deux ans être une garantie bien plus sérieuse.

Côté Honduras, personne ne s’est réellement distingué. Le gardien n’a pas vraiment pu se mettre en évidence puisque ce sont soit sa barre transversale, soi la maladresse des attaquants adverses qui auront permis à son équipe de ne pas subir une défait bien plus lourde. Signalons toutefois la performance courageuse mais contrastée de l’arrière gauche Izaguirre, livré en pâture aux accélérations de Navas et aux montées de Ramos, qui aura tant bien que mal résisté mais aura finalement provoqué la faute sanctionnée du penalty raté par Villa.

Côté commentaires, signalons la performance de haute volée de Xavier Gravelaine qui n’a semble-t-il toujours pas compris que l’Espagne n’est pas du genre à vouloir centrer pour une tour de contrôle et qu’elle n’a pas vocation à jouer en 4-4-2. Et que si aujourd’hui la finition de certaines phases de jeu laissait à désirer, c’est précisément parce que Torres n’était que la moitié du joueur qu’il est capable d’être...

Et en marge de tout ça, Piqué saignait encore… de la bouche cette fois. Assurément le guerrier de ce début de Mondial !

Le dénouement

Vous l’aurez compris, l’Espagne ne s’impose “que” 2-0. Le score aurait pu être fleuve sans un concours de circonstance ou une intervention divine sur certaines actions. On peut cependant remarquer que la Roja semble encore un peu empruntée et un ton en dessous d’un Portugal “tout feu tout flamme”. Avec pour points d’inquiétude Iker Casillas mais aussi le flanc gauche de la défense, qui aura laissé passer les rares banderilles Honduriennes. Mais Capdevilla peut très bien sauter au profit d’Arbeloa...

Pour autant, le suspense reste entier dans un groupe où c’est le Chili qui est en position de force et où la Suisse sait qu’elle se doit de battre l’équipe la plus faible pour son troisième match. L’Espagne n’a donc aucune garantie de se qualifier et sait qu’elle devra encore hausser son niveau de jeu pour espérer battre son adversaire à priori le plus coriace de cette phase de poules. Del Bosque a déjà apporté de bons changements. Nous verrons s’il osera révolutionner le microcosme du football Espagnol en mettant sur la banc un Casillas fébrile. Je mets également une pièce sur le fait qu’il ne maintiendra pas au milieu et Xavi et Xabi, tant ces deux joueurs ont des profils similaires. Si Iniesta est remis physiquement, je le vois bien faire son retour dans un rôle de milieu plus offensif à la place de l’un des deux joueurs cités précédemment afin d’apporter plus de vitesse, de percussion et de verticalité au jeu de son équipe.

Retrouvez Jean-Charles Santi sur Twitter : @jcs92

Italie - Nvelle Zélande : Grosse fatigue

Le pitch

Après un premier match laborieux, les Italiens sont dans l'obligation de gagner ce dimanche après midi pour prendre d'ores et déjà une option pour les 8e de finale du Mundial 2010 en rapport avec leur standing.
Face à la Nelle Zélande, le plus faible adversaire du groupe, la tâche ne s'annonce pas trop ardue pour le Champion du Monde en titre.
Alors, allez-vous me demander, quel peut-être l'intérêt de regarder ce match, à priori très inégal sur le papier ?
Tout d'abord un simple constat : il n'y a vraiment plus de petites équipes. Cette vieille antienne, psalmodiée depuis de longues années par les amateurs de foot prend en cette année 2010 un air particulier : au cours de ce mundial, chez les petits on joue sans aucune pression et surtout sans complexes. J'en veux pour preuve le nul réussi dans ce groupe par la Nouvelle Zélande face à la Slovaquie lors de son entrée en lice .

D'autre part et même si Lippi, le sélectionneur italien, reste plutôt confiant dans ses troupes, la Squadra Azzurra n'a pas dégagé une grande souveraineté lors de son opposition face au Paraguay, notamment en n'arrivant pas à hausser son niveau de jeu au cours du match.

De fait, les Italiens devraient normalement souffrir cet après midi face à une équipe Néo Z qui a basé son jeu sur le défi physique. Cette opposition de style sera intéressante à suivre.

Les acteurs principaux


Côté All White, on gardera un œil sur Shane Smeltz, le canonnier Néo Z dont le principal fait d'arme reste un but marqué lors de la défaite en 2009 (4 à 3) des Kiwis contre l'Italie.

Chez les Italiens, ce sera le tandem Gilardino- Iaquinta qu'on surveillera de près après un premier match face au Paraguay plutôt brouillon pour les deux compères. Les deux attaquants, dans un système en 4-4-2 devront prouver leur "complémentarité".

Le gros plan

La première mi-temps commence sur un bon rythme, les kiwis jouent haut avec un Rory Fallon dans un rôle de pivot, façon old school anglaise. Les italiens tentent eux de mettre de la vitesse en s'appuyant sur le duo De Rossi-Pepe qui n'avait déjà pas trop mal réussi lors du premier match contre le Paraguay.

L'énorme surprise, un petit hold-up serait-on tenté de dire arrive à la 7e minute avec l'ouverture du score par les Néo Z suite à un coup franc. Une fois de plus, la défense centrale italienne, comme son homologue française, montre des signes de fébrilité dans le renvoi du ballon et sur une erreur de Canavarro, c'est le kiwi Smeltz qui ouvre le score.


C'est peu dire que ce but secoue la Squadra qui se jette alors à l'abordage de la cage des All White et installe un siège dans la moitié de terrain Néo Z. La possession de balle est ainsi italienne dans cette première mi-temps (70%) et si la France penche à gauche sur ses (rares) attaques, celle de nos meilleurs ennemis penche elle à droite avec un bon Zambrotta et un efficace Pepe.

Si la possession est italienne, l'efficacité néanmoins n'est pas du côté de Gilardino et Iaquinta, les deux attaquants choisis par Lippi et il faut une faute légère dans la surface de Smith sur De Rossi, à la 27e minute, pour que la Squaddra Azzura puisse égaliser sur penalty par l'intermédiaire de Iaquinta. Même si la faute est presque inexistante, le résultat est là : à la mi-temps, l'autre pays du Cinéma a encore réussi à se tirer d'un mauvais pas.

Pour attaquer la seconde mi-temps, Lippi change un peu son système de jeu en sortant Pepe pour Camoranesi et Gilardino, une fois de plus inexistant, par Di Natale.
Le siège des Kiwis continue mais le jeu italien est sans surprises : manque de verticalité, pas de vrais changements de rythmes... Il faut compter sur des actions individuelles pour espérer voir quelques actions dangereuses. Oui, ça doit vous rappeler quelque chose, sauf qu'en Italie on est en pas encore à s'insulter et à se bagarrer en équipe nationale.

A noter qu'à la 63e, le coach néo Z sort enfin le joueur de coudes Fallon, sous le coup d'un avertissement et le remplace par Wood, chargé de jouer un chouia plus bas que son collègue. Les All White sont partis pour jouer le nul, c'est dit et signé.

Étrangement, en cette seconde période, le jeu des Champions du Monde s'étiole petit à petit au lieu de se "muscler". De Rossi baisse de régime, les mauvais choix s'enchaînent, Camoranesi rentré en jeu pour dynamiser encore plus le côté droit rate à peu près tout ce qu'il entreprend et Iaquinta reprend le rôle de Casper le gentil fantôme laissé libre par Gilardino à sa sortie. Un supporter italien de base dirait que cette équipe manque de caractère et de sérénité, ce qui est un comble pour un quadruple champion du monde en titre.

Le dernier quart d'heure ne change rien et il est à l'image de cette seconde mi-temps : impatiente, la Nazionale sollicite trop la défense kiwi et ses trois centraux : Reid, Nelsen et Smith qui se régalent des balles longues et hautes italiennes.

Le dénouement :

Deux matchs, deux nuls. C'est donc une énorme contre-performance des Italiens accrochés par une faible formation néo-zélandaise. Mais tout reste possible lors de la dernière journée même si un sentiment de grosse fatigue était très présent chez les supporters de la Squadra Azzurra.

Le gazouillis du match :

@CaReagit: La bonne nouvelle c'est que l'Italie est aussi nulle que nous cette année.

Vuvuzela Level :

7/10 (supportable)

Sous la plume de @cricrib

Slovaquie - Paraguay - Les slovaques succombe à l'anesthésie paraguayenne


Slovaquie - Paraguay : 0 -2

Le pitch
Après avoir anesthésié l'Italie (0 action, 1 but), les Paraguayens tentent d'administrer la même potion contre les Slovaques. Eux, qui se sont fait reprendre sur un coup de têtes des Néo-Zélandais dans les arrêts de jeux.


Les acteurs
V. Weiss, milieu slovaque 20 ans. Technique. Seule figure émergente de cette formation complètement sonnée.
E. Vera, auteur du premier but. Un génial extérieur du pied qui se fiche dans le coin droit du gardien. Seul geste technique possible. Et parfaitement exécuté.

Le gros plan
La Slovaquie, dans cette rencontre, inaugure une nouvelle technique consistant à garder un score défavorable. Il aura fallu attendre 75 minutes d'inactivité slovaque déjà menés au score (1-0) pour voir une deuxième réalisation. Paraguayenne !Onze sud américains dans leur costume d'anesthésiste. Qui jouent à la baballe pendant 90 minutes. Un jeu lancinant de petites passes à contre temps. Toujours sur un faux rythme. Et dont le taux de réussite devant le but est prodigieux. Face à l'Italie, ils avaient ouvert le score sans se procurer la moindre action. Face aux Slovaques, ils marquent deux fois sur trois actions.
Des Slovaques complètement apathique, négligeant le B-A-ba du jeu. Les passes, l'engagement, comme sur le second but qui intervient au terme d'un parti de billard dans la surface où aucun coéquipier de V. Weiss ne se dirige vers le ballon. Du tout cuit pour E. Vera. Au terme d'une rencontre, complètement gérée par les hommes "tata" Martino, le Paraguay vainc sans trembler.
Le Paraguay n'aura finalement pas seulement anesthésié son adversaire, mais l'aura euthanasié après 75 minutes de footing footballistique.
Le plan fixe
Un arbitre des Seychelles... Et un pas mauvais.

Le dénouement
La Slovaquie va jouer sa qualification face à la Squadra Azzura. Un pari risqué. Les Paraguayens font un grand pas vers la qualification, et surtout la première place du groupe.

Le tweet du match

Les Hollandais font le métier... en attendant Robben



Le pitch :

Après un premier match sérieux mais sans saveur remporté face aux Danois, les Pays Bas rencontraient cet après-midi un Japon surprenant quoique valeureux vainqueur de Camerounais mal inspirés.

Un match à six points, donc, et sans réel danger pour des « Oranje » que quasiment tout le monde donne largement favoris  au coup d’envoi. À voir.

Les acteurs principaux :

Pour les Pays Bas : Arjen Robben

Depuis l’entrée en matière de ses coéquipiers, on ne parle que de l’ailier du Bayern Munich. En son absence, on loue les efforts de l’infatiguable Dirt Kuyt, qui le remplace sur l’aile droite ; on admire le jeu de passes du précieux Wesley Sneijder ou encore la ténacité du capitaine Mark van Bommel, qui fait de moins en moins de fautes et ne râle presque plus après l’arbitre.

Mais on sent bien qu’il manque à l’équipe néerlandaise la petite étincelle dans le jeu qui en a fait l’une des favorites du tournoi. Comme contre le Danemark, les potes de Robben ont su faire preuve de sérieux et solidarité pour tuer le match au bon moment. Mais comme contre le Danemark aussi, c’est une erreur de l’adversaire qui les a délivrés.

Avnat son retour, espéré pour le dernier match de poules et pour ainsi dire exigé pour les huitièmes, le poids des attentes placées en lui commence à peser lourd sur les épaules du numéro 11 batave. Gare aux désillusions.

Pour le Japon : Marcus Tulio Tanaka

L’entrée en lice du Japon, contre les Camerounais, avait révélé aux footix du monde entier l’attaquant du CSKA Moscou, Keisuke Honda. Ce second match, malgré la défaite, aura été celui d’un parfait inconnu, Tulio Tanaka.

Et pour cause, le défenseur central japonais, né au Brésil d’un père brésilo-japonais et d’une mère italo-japonaise (merci Wikipédia), n’a jamais joué en dehors de la J-League. Une situation qui pourrait ne pas durer : ses interventions toujours très propres, ses relances souvent précises et son jeu de tête au-dessus du lot pourraient bien lui valoir un ticket pour l’Europe dans les semaines à venir — surtout si toutes ces qualités contribuent à qualifier son équipe pour les huitièmes.

Gros plan :

50ème minute. Après une première mi-temps aux allures de purge footballistique, les Hollandais reviennent sur le terrain avec un peu plus de jus dans les chaussettes. Mais Tanaka règne en maître dans sa surface de réparation. Le numéro 4 japonais chope un énième ballon de la tête dans sa surface et concède le corner.

Deux minutes plus tard, première errance de la défense japonaise. Le ballon navigue dangereusement près du point de pénalty. Van Persie le récupère d’un contrôle pas très académique mais pas non plus dénué de classe, et remet parfaitement à Sneijder, qui décoche une grosse, grosse frappe au premier poteau.

À qui la faute ? Au Jabulani, qualifié par Frank Leboeuf de « ballon de plage » ? À sa défense, qui lui masque totalement la vue ? Les deux à la fois peut-être ? Toujours est-il qu’Eiji Kawashima, le gardien nippon, foire totalement sa parade et boxe le ballon sur sa gauche, au fond des filets.

Le dénouement :

Les Japonais essaient bien de refaire leur retard, mais les Néerlandais compensent ce qui leur manque encore en créativité par une rigueur à toute épreuve derrière. Ils placent même quelques contres intéressants, qui auraient pu (dû ?) permettre à Ibrahim Afellay fraîchement rentré de corser l’addition.

On en restera là. Bert van Marvijk, le sélectionneur oranje, pourra faire rentrer Robben lors d’un troisième match pratiquement sans enjeu contre le Cameroun pour le chauffer un peu avant les huitièmes. Les Samuraïs, eux, conservent de bonnes chances de qualification, à condition de faire la peau au Danemark. Tout n’est pas joué dans ce groupe E, mais on commence à y voir plus clair.

Angleterre - Algérie : ... Non. Rien...

Le pitch : Il est facile à faire, le pitch... Angleterre - Algérie, c'est d'abord le match de deux gardiens de but coupables sur le premier match... Aujourd'hui, l'expression "faire une Green" commence à faire son trou... Nous aurions pu avoir aussi "faire une Chaouchi", il a couté le match aux fennecs la dernière fois...

L'Angleterre de Capello est pour moi un de mes principaux favoris. Reste à confirmer ce statut. L'Espagne et tout à l'heure l'Allemagne ont montré qu'il est difficile d'être un favori... Mais nous pouvons parier que Capello, qui est un brillant entraineur (lui) trouvera la formule pour faire jouer ensemble Lampard, Gerard et Rooney.
Quand à l'Algérie, elle peut toujours créer la surprise : ça ne sera pas la première du Mondial... Mais ce serait vraiment une surprise...
Avant de parler du déroulement, un truc bête... On lit sur le Post qu'on ne rien reprocher à l'équipe d'Algérie, sous peine de se prendre des salves de reproches. Libération en a fait les frais... Bon, on va faire light alors...

De toute façon, le match m'a été tellement fastidieux que...

Dénouement :
Franchement ? Je me suis fait chier...

Ca va que je n'étais pas seul. Un peu de vin, du bon de chez moi. Je pourrais vous faire un billet sur comment faire un bon barbecue avec du rosé de la Côte du Rhône gardoise si vous voulez... Avec l'oeil sur une télé qui vous délivre du vide. Parce que franchement, quel laid match !

L'Algérie a défendu, et n'a fait que ça. Comme en face l'Angleterre a été d'une faiblesse navrante... Non, c'était mauvais. Et ça fait 0-0

Au fait ? En tapant "vide" sur Google, je suis tombé sur cette photo. On dira que ça fera l'affaire... (oui je suis en colère je me suis emmerdé ce soir devant ma télé...)

Acteurs principaux :
Fabio Capello : J'ai lu ce matin que c'était aujourd'hui ces 64 ans. Joyeux anniversaire. Le jeu ? Non, demain... Là y avait rien...

Rais M'Bolhi : Formé à l'OM, ce gardien a remplacé le coupable Chaouchi lors du dernier match. Et ? Ben et rien... Il a arrêté quelques menues frappes. Et puis pas plus. Merci d'être venu, bonsoir...

Gros plan : Le classement.
Avec une équipe favorite. Et les autres... Bon, on va pas faire du jpg sur une page de l'Equipe... Mais en point, ça fait 4-2-2-1. Donc en gros, tout le monde peut se faire éliminer, tout le monde peut se qualifier. Résumé rapide, qui donne le faible niveau de ce groupe...
Et encore faible je suis con et méchant, les USA ont montré un coeur remarquable, que les anglais n'ont pas eu sur ces deux matchs. Pourtant, s'ils battent la Slovénie dans quelques jours, ils peuvent les sortir. Et si les USA ne battent pas l'Algérie (si elle met le même mur, c'est possible...), ils peuvent se faire sortir...

Non, drôle de groupe... Si USA et Slovénie sortaient, ça pourrait être une victoire du football... Et tant pis pour moi qui suis fan de l'Angleterre, mais là décidément c'est pas possible.


Plan fixe sur le but : Quelqu'un me demande ?

Et sur Twitter :
cedricgarrofe Altercation Anelka-Domenech http://bit.ly/dqUYUh #fra #cdm #edf
Visiblement, mon Twitter n'en avait rien à faire de ce match aussi, pas passionnant pour un sou.

Question à mes copains : la prochaine, je peux avoir un vrai match s'il vous plait ? Merci ^___^ (je le dis avec le sourire, j'ai pas eu à me plaindre pour l'instant)

Mais pour ce match oui. Rien. Deux tristes équipes. Rien à rajouter....

Slovénie - USA - Les Américains ont des tripes


Slovénie - USA : 2 -2

Le Pitch
Simplissime. Après le succès face à l'Algérie, les Slovènes pouvaient être la première équipe à décrocher la qualification pour le 2nd tour. Les Yankees doivent confirmer leur exploit face l'Angleterre.

Les acteurs principauxW. Birsa, l'auxerrois de 23 ans. Omniprésent et auteur du magnifique premier but sur une frappe flottante et millimétrée des 20 mètres.
J. Donovan auteur d'un but impensable (46') en angle fermé exécutant une frappe puissante et précise juste au dessus du crâne du gardien. Le seul geste possible.

Le gros plan
Les Américains ont des tripes. Capables de revenir de 0-2 à 3-2. En fait à 2-2, car un but totalement valide a été refusé pour des raisons que tout le monde ignore.
Dans un bistro parisien, des turfistes à majorité "arabe" vibre au rythme des déboulés américains dans le camp slovène. Un peu vertigineux.
Les Yankees ont fait du chemin depuis la fin de la première mi-temps. Qui fut un cauchemar. Un premier but rapide, d'une belle frappe de W. Birsa. Une action de M. Bradley vendangée, sanctionnée immédiatement par le doublé slovène.
Les "dragons" n'ont encaissé que 3 buts lors des phases qualificatives. La cause semble entendue.
Un gars griffonne un ticket de la 5e course marmonne "vont égaliser les ricains..." à 0-2. Ouais...
Quelques instants plus tard, J. Donovan longe la ligne de corner et balance un boulet ultra précis dans le filet au dessus du gardien (46'). Époustouflant. 1-2.
Dans le bar c'est acclamations et applaudissement. Les USA jouent... Les ricains...

Lors de l'égalisation de pointu des famille de M. Bradley, fils du père coach US, le parieur ne relèvera pas la tête, absorbé qu'il est pas la course à venir. Autour les "Arabes" louent la pugnacité des guerriers US. Un comble.
Au bord de la rupture, les Slovènes cèderont une 3e fois. Mais l'arbitre refusera. Consternation dans les travées du troquet.

Au coup de sifflet final, un vieil algérien glissera "c'est un bon score"...

Le plan fixe
L'arbitrage. Un troisième but refusé pour une faute imaginaire à quelques instants du coup de sifflet final. L'arbitre est définitivement le 23e joueur sur le terrain
Le dénouement
Une faute d'arbitrage lourde de conséquences. Néanmoins, les USA sont en position plutôt favorable puisqu'il joueront la qualification face aux Algériens. Les Slovènes face aux Anglais.

Le tweet du match :

France/Mexique : Le bout du tunnel

- Le pitch -

1998, Champions. 2002, Maison. 2006, Finale. 2010, Maison.

L'équipe de France de football est diablement régulière. Loin de ses bases, elle prend un malin plaisir à planter ses tournois. Aujourd'hui, il fallait que le 11 bleu rassure publics et observateurs plus ou moins avertis de sa capacité à prolonger le rêve d'une équipe de France efficace en coupe du monde.

- Les acteurs principaux -

Malouda, comme un énième banderille sur le dos, sanglant, de Domenech, réalise ici son meilleur match et, de loin, fut le meilleur des bleus du soir. Anelka, Govou, Abidal et Gallas, dont on ne sait bien s'ils sont - ou non - impliqués dans les bisbilles qui secouent l'équipe, sont en revanche passés tout près du vide intersidéral. Les deux premiers défenseurs ont affichés en 90 minutes a peu près tout ce qu'une défense peut faire de pire. Alignement approximatif, passe en retrait peu appuyée, peu d'attaque de ballons, tacle jetés sur des feintes de frappes... Les seconds quant à eux furent aussi transparent qu'ils le furent lors des 5 précédents matchs de l'équipe de France. Est-ce vraiment nécessaire de parler de l'adversaire du soir ?

- Le gros plan -


Raymond Domenech. Comment faire autrement ?

Chez Une/Deux, nous prenons le parti de ne pas parler "foot" comme ailleurs. C'est un peu notre leitmotiv. Alors vous ne lirez pas ici (en tout cas pas sous ma plume) de vengeance verbale, de railleries balancées, d'anecdotes sous pesées. A vrai dire, vous ne lirez même pas de critiques tactiques. Tout cela, vous le lirez et le relierez, très probablement tous les jours que Dieu fera d'ici à l'élimination définitive de l'équipe de France, Mardi prochain. Tout cela, vous pourrez vous en délecter dans les blogs ou les éditoriaux de tout ceux qui, bien heureux de voir tomber la bête, s'acharneront crocs aux vents, a dépouiller tout ce qui pourra encore l'être... histoire de montrer qui s'y connaît le mieux en foot, cette science si imprévisible qu'elle en devient passion inexplicable.

Domenech est con, Domenech a tout tué, Domenech est antipathique. Je l'ai dit assez souvent. Pourtant, ma vérité, c'est que Domenech est épuisé. Ma croyance, c'est qu'il s'est dévoilé au grand jour dans son interview du soir. Domenech s'est planté. Il n'était peut-être pas l'homme de la situation. Point.

"Faut-il oublier le passé pour se donner un avenir ?". Ce matin, les bacheliers ont eu 4h. Nous auront un peu plus de temps pour méditer.

- Le dénouement -

Domenech a fait ce qu'il a fait. Il n'est plus temps d'en discuter. L'équipe de France ouvre une nouvelle page. Voilà la vraie joie dans laquelle je cache ma déception. Les plus grandes victoires se construisent dans les défaites. Ce n'est pas une simple vue de l'esprit. Alors Laurent Blanc, la nouvelle génération et quelques autres nouveautés se chargeront, je l'espère, de refaire briller le coq doré sur le poitrail du maillot bleu.

C'est l'Histoire du Sport, du Foot. Une page noire se tourne, inutile d'en rajouter.

La Grèce et le Nigéria font monter la pression... et le niveau


Premi籥 victoire de la Gr碥 en Coupe du monde - Coupe du monde 2010


Le pitch :

Hier, l’Uruguay et Forlan ont passé trois buts au pays hôte ; en début d’après-midi, l’Argentine et Higuain en ont planté quatre à une Corée du Sud qui ne méritait pas une telle humiliation. Autant dire qu’après une première journée pour le moins décevante, les choses se décantent enfin dans cette coupe du monde.

Et pourtant, qui aurait mis une pièce sur ce « petit » Grèce-Nigéria, qui devait opposer les deux grands perdants de la semaine dernière dans le groupe B ? Pas grand monde. Résultat : ceux qui croient encore qu’il suffit d’une ou deux stars pour faire un grand match ont raté la rencontre la plus intense que la compétition ait eu à offrir jusqu’à présent.

Les acteurs principaux :

Pour la Grèce : Vassilios Torrosidis

Le défenseur grec n’est pas encore très connu du grand public, mais ça ne l’empêche pas d’avoir une assez bonne côte dans le milieu des professionnels de la profession : il se murmure même que Didier Deschamps le verrait bien succéder à Laurent Bonnart du côté de l’OM.

À 25 ans, Torrosidis possède déjà la panoplie complète du footballeur moderne : il est polyvalent (arrière droit de formation, il jouait à gauche cet après-midi), opportuniste (c’est lui qui inscrit le but de la victoire), et surtout, ce qui lui vaut d’être mis en lumière ici, excellent acteur — mais on va y revenir.

Pour le Nigéria : Vincent Enyeama

Soyons honnêtes : le Nigéria de 2010 n’est plus celui de 98. Oubliés les dribbles chaloupés de Jay-Jay Okocha, les buts de Nwanko Kanu et les attentats au bon goût capillaire de Taribo West : ceux qu’on appelait les « Brésiliens d’Afrique » n’ont plus remporté la moindre rencontre en coupe du monde depuis, précisément, 1998.

Il y a toutefois un joueur, dans cette équipe, qui aurait eu sa place dans le onze de départ de son illustre devancière : Vincent Enyeama. Après avoir sorti une énorme perf contre l’armada argentine, le gardien de l’Hapoël Tel Aviv aura été le héros du match d’aujourd’hui… pendant 70 minutes.

Gros plan :

En première mi-temps :

32ème minute. Touche pour la Grèce, alors que le Nigéria a ouvert le score un quart d’heure auparavant, sur un geste technique improbable du gardien Alexandros Tzorvas, visiblement formé à l’école du ballon prisonnier. Torrosidis veut la jouer rapidement, mais Sani Kaita n’est pas d’accord.

De façon incompréhensible, le Nigérian tente d’asséner un coup de pied à son adversaire, mais loupe la cible… ce qui n’empêche pas ce dernier de s’écrouler, visiblement tordu de douleur. Sans hésitation, l’arbitre sort le rouge.

Certes, cette intention-là n’est pas loin de valoir l’action. Mais tout de même… Torrosidis n’aurait pas volé un carton jaune pour simulation : Kaita ne le touche absolument pas !

En seconde mi-temps :

68ème minute. Tête de Georgios Samaras. Alors que le ballon prend la direction de la lucarne, Vincent Enyeama s’envole à l’horizontale et concède le corner d’une claquette main gauche phénoménale. En sortant la plus belle parade de la compétition pour l’instant, le gardien nigérian entretient l’espoir de tout un pays…

Avant de l’anéantir. Quatre minutes plus tard, Alexandros Tziolis décoche une bonne frappe des 20 mètres. Bonne, mais pas au point de tromper la vigilance d’un mec capable d’aller chercher une tête dans sa lucarne à bout portant. Sauf que voilà, comme dit le lieu commun, le foot n’est pas une science exacte. Le pauvre Vincent relâche le ballon dans les pieds de Vassilios « Hamlet » Torrosidis, qui ne se fait pas prier pour offrir à la Grèce la première victoire en coupe du monde de son histoire.

Le dénouement :

On l’a déjà dit au début, mais il n’y a décidément pas besoin d’une belle affiche pour faire un beau match. Entre des Nigérians pleins de volonté et pas maladroits techniquement et des Grecs toujours aussi rigoureux défensivement mais en net progrès dans le jeu, on a assisté à la rencontre la plus disputée, la plus intense depuis l’ouverture des hostilités.

Le troisième match risque d’être très difficile pour les Nigérians. D’abord parce que leur sélectionneur va avoir du mal à composer une défense : ses deux arrières gauche, Taye Taiwo et Uwa Echiejile, se sont successivement blessés pendant ce match, et sont très probablement out pour le reste de la compétition. Ensuite et surtout parce que les Super Eagles ne sont pas loin d’être d’ores-et-déjà éliminés de la coupe du monde. Et c’est vraiment dommage.

D'autant qu'en y réfléchissant bien, les Grecs espèrent sûrement ne pas avoir trop découragé leurs adversaires du jour. En effet, avec trois points au compteur, une bonne vieille victoire à l’arrachée contre des coiffeurs argentins déjà qualifiés pourrait leur conférer un ticket pour les huitièmes en cas de défaite coréenne contre… le Nigéria.

Pour offrir à l’équipe de France la revanche de 2004 ?

Le tweet du match :

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Argentine - Corée du Sud : Confirmations


Le pitch :
Entrés en Coupe de monde en service minimum avec une victoire 1-0 face au Nigeria, les argentins ultra-favoris retrouvent une équipe de Corée du Sud, soudée et adeptes des fortes accélérations, en tête du groupe B, galvanisée par son 2-0 face à La Grèce.

Les acteurs principaux :
Argentine :
Lionel Messi, évidemment. Mais ce sera Higuain la véritable star de ce match...

Absence de Juan Sebastián Verón, bléssé lors du premier match.

Corée du Sud :

Les deux « Park » à l’attaque / ChuYong et Ji Sung (qui brillera par son absence dans ce match) et surtout, le gardien Sung-Ryong qui, malgré le score, final n'aura pas démérité.

Gros plan :
1ere mi-temps :
Début argentin survitaminé
contré par un anti-jeu coréen progressif. Du coup rien n'avance et le premier but est... involontaire. A la 17eme minute, Park Chu-Young dévie un coup franc de Messi et marque contre son camp.

La Corée, assommée, est coincée dans la surface de réparation, ses rares offensives sont de plus en plus maladroites tandis que Tevez et Di Maria débordent régulièrement la défense coréenne (Le gardien évite un boulet de canon cadré de Di Maria à la 39e minute).

Sur un coup franc, façon missile, de Tevez, l'Argentine frôle la transversale et le 2-0. Ce sera réglé dix minutes plus tard, sur un autre coup franc de Messi pour Maxi Rodriguez, dévié par une tête de Burdisso pour Higuain qui l'envoie directement dans les cages coréennes.

Messi gagne en puissance, les argentins accaparent le ballon du début à la fin de la première mi-temps.

Ou presque.

Dans les dernières secondes du temps additionnel, pas découragé, au terme d'une accélération, alors que les argentins sont déjà mentalement dans le vestiaire, Lee Chung-Young vole le ballon dans les jambes d'un défenseur alors que Romero est en balade... et marque !

Rebondissement : La Corée revient dans la compétition !

(Ça va, les Argentins le prennent plutôt bien...)

2eme mi-temps :
La Corée du sud, redynamisée, est plus entreprenante. Superbe action offensive de Park Ji-Sung qui manque de conclure. La défense Argentine multiplie les faiblesses. Alors que l'on s'orientait vers un 3-0, un 2-2 semble possible.

Sung-Ryong stoppe plusieurs tirs plein cadre de Tevez et Higuain. Il ne pourra rien contre l'action Messi-Aguero débordant la défense coréenne et la frappe en deux temps d'Higuain : une fois contrée, une fois dedans.

3-1.

C'est moi où c'est un des matchs avec le plus de buts ?

A l'image de Messi, le match s'envole.

Deux minutes après : 4eme but argentin et le 3eme pour Higuain qui devient le meilleur buteur de la compétition !

Cela a l'avantage de libérer les deux équipes qui nous offrent dix dernières minutes enlevées, dont les Coréens, sans démériter, ne parviendront pas à inverser la tendance.

Plan fixe :
L'action du match. Un superbe ballon lobé de Messi entre cinq coréens. Temps suspendu.

Dénouement :
Franche victoire : 4-1 pour l'Argentine.

Superbe match en trois temps.

Domination argentine, total retournement de tendance durant 20 minutes pour les Coréens et reprise en main de l'Albiceleste qui retrouve le gout du collectif et nous offre une dernière demi-heure parmi les plus belles à ce jour de compétition.

Malgré d'évidentes qualités offensives, La Corée du Sud ne tient pas la distance face aux hommes de Maradona qui confirment tout leur potentiel en attaque et semblent assurés de leur place en huitième de finales.

" - I urge you to cry for Argentina !"

Vuvuzela level : 8.3 / 10

Twit du match :

Espagne-Suisse : Hitzfeld fait du Mourinho !

Billet rédigé par Jean-Charles Santi

Le pitch


Dans ce groupe H, l'Espagne se détache assez nettement comme grand favori. Elle affronte pour son premier match la Suisse, équipe sérieuse lors des éliminatoires qui a fini 1ère de son groupe avec 6 victoires, 3 nuls et 1 défaite, dont 2 victoires contre l'autre qualifié du groupe, la Grèce. Pas mal pour une équipe amenée à jouer à priori les seconds rôles en phase finale.

L'Espagne de son côté se présente avec sa plus belle équipe de tous les temps. Sa charnière centrale Piqué/Puyol est peut-être la plus complémentaire au monde. L'attaque et le milieu de terrain, tant en qualité qu'en quantité, se passent de commentaires. Et son joueur le moins connu (sauf peut-être des mordus de PES) est le jeune Javi Martinez, né en 1988 et pilier du milieu de terrain de l'Athletic Bilbao (à tel point que le club a jugé bon de porter sa clause libératoire à 30 M€). Enfin, l'Espagne arrive en confiance suite à son titre de champion d'Europe (en Suisse, tiens donc) et à une campagne de qualifications effrayante de facilité : 10 victoires en 10 matchs, 28 buts marqués pour seulement 5 encaissés.

Le gros plan

1ère mi-temps

Dans ce 4-3-3 qui n'en est pas un, Iniesta et Silva sont censés occuper les côtés du trident offensif autour de Villa. Non seulement ils se déplacent partout latéralement mais ils décrochent beaucoup, notamment Iniesta qui vient surcharger le milieu espagnol. Villa n'est pas isolé puisque tout le monde joue haut. Du coup on a l'impression qu'il y a 15 maillots rouges sur le terrain. Les Suisses ne voient pas le ballon d’entrée de match, pas plus que pendant les 90 minutes qui vont suivre.

14ème : symbole des difficultés suisses, Senderos embarque le pied de Silva dans la surface à la 14ème. L'arbitre peut siffler ou laisser jouer. Il choisit de laisser jouer. Seul point noir côté espagnol, toujours aucune frappe au quart d'heure de jeu.

A mi chemin de cette première période, un constat s'impose : l'Espagne tient le ballon. Tout le temps. Mais le rythme est assez lent et les actions sont peu tranchantes à l'approche du but suisse.

25ème et 27ème : deux événements ! Une occasion pour la Suisse sur un coup franc : frappe vicieuse qui rebondit devant Casillas, qui capte un peu maladroitement en deux temps. Puis perte de balle inhabituelle de Sergio Ramos le long de la ligne de touche suite à une passe en retrait anodine d'un coéquipier. Ce sera tout pour la Suisse jusqu'au repos.

35ème : sortie de Senderos qui était blessé depuis 15 minutes.

Conclusion de ce premier acte : le choix de Del Bosque de titulariser Iniesta est très contestable : l'Espagnol revient de blessure mais il est très présent, que ce soit sur les côtés ou au milieu. Du coup, l'équipe semble évoluer au rythme de son joueur à peine remis physiquement : dominatrice dans la possession de balle mais précautionneuse dans l'engagement physique et très peu tranchante. Les suisses ont complètement refusé le jeu mais défendent bien malgré la perte de Senderos, sans donner de signes de fatigue.

Le tweet de @mdeprieck résume bien la physionomie du jeu : "les espagnols se croient dans Mario Bros : 100 pièces, ça fait une vie, sauf que 100 passes, ça fait pas un but."

2ème mi-temps

On repart avec les 22 mêmes acteurs. Une remarque : les Espagnols ont eux aussi du mal à maitriser les frappes de loin. Iniesta avait déjà tenté sa chance en 1ère mi-temps sans succès. Ici c'est Xabi Alonso qui catapulte le ballon bien au dessus des buts de Benaglio, traduisant les premiers signes d'impuissance à créer des décalages dans la profondeur.

51ème: In-cro-ya-ble ! Sur sa première réelle occasion, la Suisse ouvre le score. Suite à un dégagement des six mètres de Benaglio, Derdiyok sollicite le une-deux à une trentaine de mètres des buts de Casillas. Il prend bien la profondeur et la sortie hasardeuse de Casillas provoque un joli numéro de billard à trois entre le gardien espagnol, Derdiyok qui culbute et donne un coup de talon bien involontaire dans la tête du troisième larron, Piqué. Fernandes qui a bien suivi n'a plus qu'à pousser la balle dans les buts, Casillas n'ayant pas le temps de revenir. 1-0 pour les rouge et blanc. Piqué saigne à l'arcade et c'est toute l'Espagne qui est touchée.

A ce stade du match, la Suisse défend encore plus bas qu'avant mais sans paniquer et sans s'exposer à des situations chaudes. Un match qui rappelle furieusement le match retour de demi-finale de C1 entre le FC Barcelona et l'Internazionale. Même domination stérile. Même défense "à la vie à la mort" mais dans le calme et sans concéder d'occasion franche. A l'image d'Eto'o, Barnetta est inexistant dans le jeu avec ballon mais fait le boulot en défense sur son côté gauche.

69ème : Corner pour l’Espagne. La balle ressort et boum ! Enorme frappe de Xabi Alonso sur la transversale suite à un ballon qui était ressorti. Assurément la plus grosse occasion espagnole depuis le début de la rencontre. Pour une fois une frappe de loin a été cadrée.

71ème : Navas, entré 10 minutes plus tôt, apporte un peu de fraicheur et semble avoir laissé derrière lui ses crises d'angoisse. Un contrôle raté côté droit se transforme en enchainement grand pont puis frappe sur Benaglio. Sans souci pour le gardien Suisse.

74ème : poteau... pour la Suisse ! C'est encore Derdiyok qui sollicite le une-deux avec Nkufo. Il rentre dans la surface et se paie le luxe de casser les reins de Piqué et Puyol mais son extérieur du droit est repoussé par le poteau gauche de Casillas.

75ème : le sort punit les mauvais choix de Del Bosque. Iniesta se fait un peu mal. Rien de grave en apparence mais il est remplacé par Pedro pour ne prendre aucun risque.

76ème : Navas ! Sa frappe de l'extérieur légèrement côté droit passe à quelques millimètres du poteau droit de Benaglio.

Dernier quart d'heure : on ne se sent pas de panique côté espagnol mais pas de volonté de révolte non plus. Pedro n'apporte rien et se heurte à un mur quand il tente de franchir seul le rideau défensif suisse. Navas cherche à la jouer plus collectif mais tous ses centres ou presque se heurtent à Ziegler, présent jusqu'au bout. Les quelques centres qui parviennent dans la surface ne trouvent ni Piqué, ni Torres.

Les acteurs clés

Pour la Suisse : Benaglio, le gardien, a été irréprochable sur ses quelques interventions un peu chaudes. Grichting n'a pas été perturbé par la sortie sur blessure de Senderos. Derdiyok a été à mes yeux le meilleur Suisse car il a su exploiter avec beaucoup d'intelligence deux ballons de buts pour un taux de conversion de 50%. Même s'il n'a pas marqué c'est à lui que la Suisse doit son hold-up. Et enfin Hitzfeld pour avoir fait du Mourinho aussi bien que Mourinho !

Pour l'Espagne : Vicente Del Bosque pour son (très mauvais) choix de vouloir mettre à tout prix ses meilleurs joueurs dans le 11 de départ au détriment de l'équilibre de l'équipe. Mettre plus d'une heure à corriger un déséquilibre qui isolait Ramos côté droit s'est révélé être une erreur lourde de conséquences. Jesus Navas est un peu sorti du lot de par sa fraicheur et pour avoir laissé ses crises d’angoisse derrière lui. On se demande pourquoi il n'était pas titulaire à la place d'Iniesta pour laisser le flanc gauche à Silva. Enfin, pour ce qui est des critiques, on pourrait pointer du doigt Torres pour avoir apporté trop peu d'options à ses coéquipiers et Casillas pour son manque d’assurance sur certaines actions, à l’image de saison avec le Real Madrid.

Dénouement

Si l'Espagne n'a pas connu de défaillances individuelles, c'est sur la plan collectif qu'elle a été impuissante se procurant ses deux principales occasions sur des tirs de loin. Aujourd'hui, Otmar Hitzfeld était habité de l'esprit de Mourinho. Et c'est Derdiyok qui tenait le rôle de Milito : même s'il n'a pas marqué, le premier but est pour lui et le deuxième but suisse s'est refusé à lui pour une histoire de montants.

Si la Roja n'a pas donné l'impression de suffisance du Brésil, elle a par moment interrogé par la lenteur de son jeu de passes mais elle était probablement incapable
d'accélérer verticalement le jeu face à un bloc discipliné et incroyablement patient. Après l'Inter en C1, la Suisse prouve qu'il existe bien une formule pour contrer le football total à l'espagnole. Reste que si la partition était de qualité, les helvètes n'aideront pas les foules à s'enflammer pour une Coupe du Monde pour le moment pauvre en spectacle. Mais qui peut leur en vouloir d'avoir fait tomber le grand favori avec autant de sang froid ?

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Espagne - Suisse : les Alpes battent les Pyrénées...

Le pitch : Le dernier match de la première journée des matchs de poule voit enfin entrer en lice les favoris espagnols. Les champions d'Europe en titre, irrésistibles en phases de qualification, arrivent pleins de certitudes. Les Iniesta, Torres, Puyol, Vila, Xavi, Fabregas, Casillas & co ne viennent pas pour faire un safari photo. Cette Coupe du Monde sera t'elle espagnole ? Premiers éléments de réponse en cette douce fin d'après midi...

En phase, une sélection suisse habituée aux compétitions internationales. Une équipe sans stars ni joueurs immensément connus. Auxerre saluera Stéphane Grichting, et les supporters stéphanois évoqueront le transparent Gelson Fernandez, mais pas trop fort. Les parisiens se rappeleront qu'un jour, Hakan Yakin... Ah non finalement.
Par contre, un sélectionneur célèbre et reconnu : le grand Ottmar Hitzfield. Signe que la banque suisse sera solide et difficile à transpercer...

Dénouement :
On commence par la fin mais pétard, quelle surprise ! Le puissant et majestueux taureau espagnol terrassé par des suisses qui n'étaient pas en chocolat ! Si y avait un joli pari à faire, c'était celui là... Mais est ce une surprise ? Ne dit on pas que les banques suisses rapportent gros ? (elle était facile celle là, pardon je ne le referai plus...)

On a assisté à un match de Hand Ball, une attaque - défense mais d'un seul coté. Et sur ce coup là, les espagnols, qui ont finalement très peu tiré au but (c'est pas la peine de faire un foin de ce ballon qui part dans tous les sens si personne ne tire au but !) , sont rentrés marrons... Les suisses, sur une de leurs rares sorties chez les amis d'outre Pyrénées, ont mis le but de la victoire...

Une remarque quand même : les suisses, bien que sagement assis chez eux, se sont montrés dangereux assez souvent... Mais bon, coté espagnol, si on ne tire pas au but, ça ne risque pas de rentrer...

Acteurs principaux :
Iker Casillas : Si l'Espagne avait gagné, j'en aurais écris des tonnes sur Iniesta, qui est un joueur que j'adore. J'espère en avoir l'occasion...
Mais sur ce coup là, gros plan sur Casillas. Je l'ai trouvé peu à son aise sur la frappe de Ziegler en première mi temps. Et sur le but... On est très loin de la Green Arconada, mais quelle sortie approximative...

Et d'une manière générale, j'ai trouvé Casillas très peu rassurant... Aujourd'hui, ilfallait mieux mettre ses intérêts dans la banque suisse d'en face... (bordel, je l'ai refait !)

Ottmar Hitzfield : J'aurais pu mettre Senderos. Car j'étais convaincu que la sortie sur blessure du verrou principal du coffre fort ferait exploser la banque (d'accord j'arrête). Et pourtant il n'en était rien...
Mais dans ce mondial où pour l'instant les individualités sont absentes, les talents en sommeil et le ballon endormi, les grands tacticiens arrivent à tirer leurs épingles du jeu. L'Italie fait match nul sur un match qu'un autre entraineur aurait perdu. Et aujourd'hui Ottmar Hitzfield, minutieux horloger de ce coucou suisse, a permis de faire tomber le favori.

Bravo l'artiste.

Gros plan : Cette manie qu'ont les équipes qui tripotent bien la balle et vont vite avec le ballon de ne jamais tirer au but est incroyable. Enfin, quand au final ils se retrouvent comme des couillons le nez dans le gazon...

Plan fixe sur le but : On a tout dit tout à l'heure en parlant de la relative légèreté de Casillas sur le but. Plus fautif que Gelson Fernandez est brillant sur le but...

Et sur Twitter :
Mist_Boulet : Si toute les grosses équipes peinent à gagner leurs matchs, la France a une chance
(il n'a pas tout à fait tort...)
La suite aux prochains épisodes... Vive la Coupe du Monde sur UneDeux !

UneDeux débrieffe Côte d'Ivoire/Portugal

Le pitch

L'un des premiers chocs de cette coupe du monde où l'ont pouvait raisonnablement attendre un peu de jeu et d'animation offensive. Car jusqu'alors, cette coupe du monde ronronne plus niveau L1 que champion's league...

Dans le groupe le plus complexe de la compétition (Brésil, Portugal, Cote d'ivoire), les éléphants auront fort à faire pour batailler contre les frères brésilo-portugais. Frères d'un point de vue culturel, colonie oblige, au moins autant qu'au niveau footbalistique tant le Portugal s'est révélé ces dernières années particulièrement fluide et plaisant à voir jouer. En face, ce qui est souvent considéré comme une des 3 meilleurs équipe d'Afrique devra défendre son rang sans son capt'aine Drogba touché au bras en amical par un défenseur Japonais aux relents kamikazes. De ces deux équipes transpire un constat similaire: deux générations prometteuses qui n'ont jamais vraiment réussi à s'imposer aux plus hauts sommets des compétitions continentales ou mondiales. Il n'est jamais trop tard.

Les acteurs

Comment passer outre ? Les deux sont attaquants... Le premier a du céder sa place de meilleur joueur du monde à Leo Messi, l'autre s'affiche, bras en écharpe, sur le banc de la très probable dernière coupe du monde de sa carrière. Mais Cristiano Ronaldo et Didier Drogba ne sont pas, et de loin, les seuls manieurs de ballons de leurs équipes respectives. L'une et l'autre présentent des profils particulièrement friands de déboulés balle au pied dans les 20m adverses. Qu'il s'agisse d'Aruna, Kalou ou Gervinho côté Côte d'Ivoire ou de Liedson et Simao côté portugais, il y a de quoi faire vrombir les vuvuzelas.

Le gros plan

73e minute, centre de la droite vers la gauche sur le but Ivoirien, Liedson s'envole à la perfection pour se placer en un claquement de doigt à l'exacte parallèle du sol. Il demeure, comme suspendu dans le temps. L'action est parfaite, sortie tout droit d'un épisode d'Olive et Tom mais voilà, le défenseur s'impose, assène un coup de tête rageur et dégage la gonfle à plusieurs mètres. On a faillit s'enflammer. Satanés défenseurs.

Dans un match globalement équilibré (chacun a eu sa période de rush) aucun des deux collectifs n'est parvenu à s'imposer. L'on ne sait bien s'il s'agit là de peur de perdre contre le plus sérieux des adversaires potentiels pour la seconde place du groupe ou si les deux 11 étaient simplement trop égaux. Il n'en reste pas moins que le caractère "match couperet" de cette rencontre n'aura pas servi les adeptes des buts à la chaîne. On commence a être habitué.

Ici ou là, le spectateur averti aura tout de même pu apprécier quelques gestes de classe de C. Ronaldo (CR9) au moins autant que la belle aisance technique et physique de la Côte d'Ivoire qui, j'en mets ma main a couper, ne ferait qu'une bouchée de notre faible équipe de France.

Le dénouement

0 - 0, balle au centre. Dans ce groupe, tout le monde craint le Brésil et se bat pour les miettes de la seconde place en poule. La bataille est gelée mais la guerre est remise à demain.

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RT: @steack_frites: Comment vont-ils marquer si ils ivoirien? #jesors