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La polémique du tirage au sort de la Ligue des Champions 2009/2010


Hier soir a eu lieu le tirage au sort des poules de la Ligue des Champions (et 2èmes et 3èmes et 4èmes…) à Monaco.

Je n’ai pas vu le tirage en direct, j’ai simplement eu vent du résultat à la radio en rentrant chez moi.

Dur dur pour l’OM, dur pour Bordeaux et plutôt facile pour Lyon, je ne me foule pas, mais le but du billet n’est pas de déterminer les chances de chacun de sortir de sa poule.

Apparemment il y eu un léger imbroglio concernant le tirage de l’OM, qui n’a pas vraiment eu le droit d’être tiré au sort…

Je vous laisse lire ces extraits d’un article publié sur le site de RMC:

« Alors que l’on tirait le chapeau 3 et qu’il ne restait plus que l’Olympiakos et l’OM à répartir dans les différentes poules, le préposé au tirage a sorti le nom du club grec. Mais alors qu’il aurait dû ensuite tirer au sort la poule de l’Olympiakos parmi les deux restantes, soit le groupe C (Real Madrid, Milan AC), soit le groupe H (Arsenal, AZ Alkmaar), le préposé au tirage a eu cette phrase assez énigmatique « No choice in this context », avant d’attribuer "automatiquement" le groupe H à l’Olympiakos, laissant à Marseille le groupe C avec les deux gros que sont le Real Madrid et l’AC Milan. »

« Renseignements pris auprès du porte-parole de l’UEFA, Rob Faulkner : il semblerait bien que l’équité sportive ait été sacrifiée sur l’autel des audiences télévisées. Les chaînes de télévision auraient en effet négocié avec l’UEFA pour que les deux plus grosses audiences d’un pays (Lyon et Marseille pour la France) ne jouent pas le même soir de la semaine. Lyon étant tombé dans le groupe E, qui joue les mêmes jours que les groupes F, G et H, Marseille devait donc être reversé dans l’un des quatre autres groupes A, B, C, D ; la seule place restante étant dans le groupe C. »

Quand j’entends parler de romantisme dans le football, et bien on en est plutôt loin sur ce coup…

Les médias ont vraiment la main mise sur ce sport et même si les économistes sportifs libéraux nous expliqueront qu’il est tout à fait logique que les plus gros contributeurs financiers aient leur mot à dire sur l’organisation de la compétition la plus coûteuse, je trouve extrêmement choquant qu’ils puissent influer de la sorte directement sur le sportif.

Si Platini a réussi à rendre la Champions beaucoup plus attrayante à mes yeux, qu’il nous sorti du chapeau un Europa League plutôt excitante, et qu’il me paraît honnête dans sa quête d’un football européen plus égalitaire, ouvert et moins business, force est de constater qu’il reste lui du pain sur la planche et que ces quelques avancées remarquées doivent faire face à une lente et inexorable marche vers le business football.