Ce joueur brésilien, célèbre à la fin des années 90 pour ses passements de jambes, avait fait l'objet, en 1998, du plus gros transfert de l'époque. Il avait quitté le FC Sao Paulo pour le Betis Seville moyennant une indemnité de plus de 200 millions de francs (30 millions d'euros pour les plus jeunes). Denilson, à l'époque, c'était un peu Cristiano Ronaldo, mais en plus sympa.
Avec le Brésil, il avait en outre participé aux Coupes du monde 98 et 2002. Il était entré en jeu au cours des sept matches de son équipe en 1998, et au cours de cinq matches sur sept en 2002. Il a également joué une saison aux Girondins de Bordeaux, qui l'ont recruté pour une bouchée de pain en 2005 avant de le laisser partir un an plus tard. Ca y est, vous le remettez ?
Même si Denilson n'a laissé un souvenir impérissable dans aucun des clubs où il est passé après son transfert de Sao Paulo, on aurait pu imaginer qu'il a gagné assez d'argent en près de quinze ans de carrière professionnelle pour prendre une retraite bien méritée. Eh bien non.
L'ancien prodige, vice-champion du monde 98 et champion du monde 2002, a signé il y a quelques semaines... au Viêt-nam ! Et côté conditions salariales, c'est pas exactement l'aubaine, comme le révèle l'Équipe :
Le contrat du Brésilien prévoit un paiement par match joué. Dimanche, il a ainsi été payé 12000 dollars (8500E) pour sa participation au match ainsi qu'un bonus de 5000 dollars (3500E) pour son but, selon le site Internet Ngoisao.Comment peut-on passer, en onze ans, du plus gros transfert de l'histoire à 8 500 euros par match ? Et surtout, si Denilson a effectivement besoin de ces 8 500 euros, qu'a-t-il fait des salaires mirobolants qu'il a touchés pendant ces onze années ?

