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Italie - Slovaquie - Dans la vie, il faut faire des choix

Par cricriB

Italie - Slovaquie : 2 -3

Le pitch

"Dans la vie, il faut faire des choix".

C'est sous ce beau précepte que je placerai cette journée du 24 juin 2010.

Aujourd'hui, pour moi, faire des choix c'était devoir choisir d'aller manifester contre la réforme des retraites ou choisir de voir le match crucial pour l'Italie dans cette 19e Coupe du Monde.
Mais on conviendra que pouvoir faire des choix dans sa vie nécessite, à minima, un fort caractère. Or, c'est une qualité dont je suis complètement dépourvu. J'ai donc choisi de faire les deux, à savoir manifestation et football dans la même après-midi. Pour être honnête, je dois ce don d'ubiquité à la présence d'un bar muni d'un écran géant situé pas très loin de la fin du cortège strasbourgeois. Qu'il en soit ici remercié.
Toujours au registre des choix de vie, ce n'est pas faire injure à la Nouvelle-Zélande et au Paraguay que de dire que je m'en fichais un peu de leur confrontation. L'opposition de styles entre une équipe jouant à l'anglo-saxonne et une sud-américaine n'avait rien pour m'émoustiller et le score (0 à 0), ainsi que le jeu pratiqué ont démontré que j'avais peut-être raison de ne pas les regarder.

Non .. cet après-midi, le spectacle, l'enjeu, le suspens se portaient sur la Nazionale, Championne du Monde en titre et accessoirement très mal partie dans la compétition lors des deux premiers matchs.
Face à une équipe slovaque qui s'était distinguée lors des précédents matchs par son milieu de terrain technique et bosseur, la Squadra Azzura n'avait plus le droit à l'erreur, la victoire était obligatoire pour continuer à rêver.

les acteurs
Du côté du sélectionneur italien, Marcello Lippi avait décidé de changer son attaque en laissant "Casper" Gilardino sur le banc. À la place, Di Natale prenait place au centre de l'attaque avec Iaquinta sur sa gauche et Pepe sur sa droite. Au milieu, l'Italie s'appuyait toujours sur le très bon relayeur De Rossi pour orienter son jeu.
Côté Slovaque, le sélectionneur Weiss avait aligné 3 attaquants d'entrée de jeu avec Stoch à gauche, Jendrisek et Vittek au centre. Le postulat était donc clair : la Slovaquie jouait l'attaque et avait décidé de solliciter au maximum la peu crédible et vieillissante défense centrale italienne.

Le film
La première mi-temps fut laborieuse à l'image de la titularisation du vieillissant Gattuso au milieu de terrain italien. La nazionale peinait à aligner 3 passes. Plus grave encore, le jeu transalpin manquait cruellement de rythme et de créativité, notamment en attaque avec des schémas de jeu indignes d'un champion du Monde.
Les Slovaques jouaient eux crânement leurs chances en prenant haut l'équipe italienne, une prise de risque qui aboutit à une erreur de passe de De Rossi et qui permit aux Slovaques d'inscrire leur premier but du match à la 24e minute de jeu par le solide et rugueux Vittek. L'Italie était alors éliminée de la coupe du monde, comme son meilleur ennemi, l'équipe de France.

À la pause, Lippi sortait Gattuso et son arrière gauche Criscito pour tenter de dynamiser le jeu de son équipe. Peine perdue, d'autant que la Slovaquie profitait du jeu indigent italien pour aggraver le score à la 72e minute par Vittek, qui réussissait là un étonnant doublé.
Ce but slovaque permettait au moins de réveiller la Squadra Azzura qui se décida alors à passer la démultipliée. Le match tourna alors au "n'importe quoi" avec un jeu d'attaque-défense.
À la 79, Di Natale réduisait le score au terme d'un joli mouvement de une-deux dans la surface slovaque. Mais la joie fut de courte durée côté italien, car à la 87e, Kopunek inscrivait un joli but après un long appel de balle dans le dos de la défense italienne consécutif à une touche.
Le chef d'œuvre de la journée, de la semaine et même du mondial arriva à la 90e minute. Une superbe frappe/lob de Fabio Quagliarella à 25 mètres du but slovaque permettait aux Italiens d'espérer encore un miracle lors des 5 minutes de temps additionnel. Miracle qui n'arriva pas.

Le dénouement
"dans la vie, il faut faire des choix".. C'est certainement ce qu'a dû penser Marcello Lippi à la fin du match qui consacrait l'élimination de la Nazionale.
En effet, comment prétendre au doublé, gagner une 5e coupe du monde avec des joueurs si vieillissants, usés, fatigués ?
Indéniablement, le coach italien aurait dû miser sur la jeunesse, sur une modification complète de son groupe, notamment pour sa défense plutôt que de se contenter de repeindre partiellement le fonds de commerce champion du Monde en 2006.
Il aurait fallu faire des choix... Facile à dire après, mais ô combien difficile avant. À l'instar de la France, son meilleur ennemi, l'Italie doit maintenant tout reconstruire dans son football.

Le gazouillis du match
@bdeschamps: Les Italiens atterriront au Bourget samedi. Cannavaro a déjà appelé Nicolas Sarkozy pour s'entretenir de cette défaite.

Vuvuzella Level
4/10 (très supportable ou sinon c'est parce que j'avais les oreilles complètement bousillées par la sono de la CGT)

Slovaquie - Paraguay - Les slovaques succombe à l'anesthésie paraguayenne


Slovaquie - Paraguay : 0 -2

Le pitch
Après avoir anesthésié l'Italie (0 action, 1 but), les Paraguayens tentent d'administrer la même potion contre les Slovaques. Eux, qui se sont fait reprendre sur un coup de têtes des Néo-Zélandais dans les arrêts de jeux.


Les acteurs
V. Weiss, milieu slovaque 20 ans. Technique. Seule figure émergente de cette formation complètement sonnée.
E. Vera, auteur du premier but. Un génial extérieur du pied qui se fiche dans le coin droit du gardien. Seul geste technique possible. Et parfaitement exécuté.

Le gros plan
La Slovaquie, dans cette rencontre, inaugure une nouvelle technique consistant à garder un score défavorable. Il aura fallu attendre 75 minutes d'inactivité slovaque déjà menés au score (1-0) pour voir une deuxième réalisation. Paraguayenne !Onze sud américains dans leur costume d'anesthésiste. Qui jouent à la baballe pendant 90 minutes. Un jeu lancinant de petites passes à contre temps. Toujours sur un faux rythme. Et dont le taux de réussite devant le but est prodigieux. Face à l'Italie, ils avaient ouvert le score sans se procurer la moindre action. Face aux Slovaques, ils marquent deux fois sur trois actions.
Des Slovaques complètement apathique, négligeant le B-A-ba du jeu. Les passes, l'engagement, comme sur le second but qui intervient au terme d'un parti de billard dans la surface où aucun coéquipier de V. Weiss ne se dirige vers le ballon. Du tout cuit pour E. Vera. Au terme d'une rencontre, complètement gérée par les hommes "tata" Martino, le Paraguay vainc sans trembler.
Le Paraguay n'aura finalement pas seulement anesthésié son adversaire, mais l'aura euthanasié après 75 minutes de footing footballistique.
Le plan fixe
Un arbitre des Seychelles... Et un pas mauvais.

Le dénouement
La Slovaquie va jouer sa qualification face à la Squadra Azzura. Un pari risqué. Les Paraguayens font un grand pas vers la qualification, et surtout la première place du groupe.

Le tweet du match

Slovaquie - Nouvelle-Zélande : Pas de grand bleu pour la Slovaquie





Slovaquie - Nouvelle-Zélande : 1 - 1


Le pitch
Le vainqueur de cette rencontre pouvait prendre une sérieuse option sur la qualification, les Italiens et les Paraguayens s'étant neutralisés lors du premier match du groupe. Les all blacks évoluent en blanc et sont les troubles fêtes de ce groupe.

Les acteurs principaux
R. Vittek le Lillois qui ouvre le score sur une tête en position de hors-jeu.
W. Reid qui égalise sur un autre coup de boule dans le money time.

Le gros plan
Les rencontres de la coupe du monde sont pleines de surprises. Teresa, Tchéque en goguette à Paris, suit le match dans un bar branché. La performance de ses "compatriotes" slovaques l'intéresse. C'est que les bleus ne mettent pas beaucoup de volonté à déstabiliser les kiwis. À la mi-temps, sur un score de parité tout le monde retourne à sa bière. En République tchèque on a le sens de la famille, et on soutient le frangin slovaque. Sauf quand il s'agit du derby. Bien sûr. Entre deux tchats sur son portable, elle regarde débouler les hordes bleues. Elle accueille d'un large sourire l'ouverture du score slovaque (51'). Un coup boule décroisée un tantinet "off side". Puis retourne à son écran. Tout en communiquant à l'autre bout de l'Europe, on apprend que le foot en Tchéquie n'est pas le sport favori. C'est plutôt le Hockey. Les Néo Zélandais profite de cette diversion pour balancer quelques salves en direction du gardien J. Mucha. Sans le mettre en danger. Mais on se dirigera gentiment vers la fin du match. Maitrisé par les Européens qui sans briller prendront les 3 points. Et cela ravit (un peu) Teresa.

90' minute, les verres se vident, on replie les écrans, on ramasse ses affaires. Petit moment d'inattention, et sur un centre bien dosé au point de penalty, W. Reid (probablement hors jeu) glisse le cuir au ras du poteau du portier slovaque. Consternation tchèque.

Les bleus ont failli.

Le plan fixe
W. Reid exhibe ses pectoraux et prend une biscotte. Un bon plan pour louper le troisième match. Mais surtout un remplaçant Néo Zélandais, ne trouvant personne à proximité, embrasse le quatrième arbitre après de l'égalisation. Inédit et drolatique

Dénouement
La Nouvelle-Zélande crée la surprise et jouera sûrement un rôle de bourreau. Quant aux bleus slovaques, ils retrouveront les "azzuri" pour une rencontre cruciale.

Ah oui les yeux de Teresa sont bleus. Très.